Violences urbaines à Rennes, une trentaine d’interpellations
dim. déc. 11, 2005 12:44 CST162
PARIS (Reuters) - Les violences du week-end dans le centre-ville de Rennes (Ille-et-Vilaine) se sont soldées par des dégâts matériels et une trentaine d’interpellations, fait savoir le préfet de la région Bretagne, Bernadette Malgorn.
Deux fonctionnaires de police ont été légèrement blessés lors des affrontements entre jeunes et forces de l’ordre, a-t-elle déclaré sur les ondes d’Europe 1. Les pompiers ont par ailleurs évacué des personnes victimes d’hypothermie ou d’alcoolémie.
Des témoins ont fait état de jets de bouteilles et de cailloux contre les forces de l’ordre et certains magasins dans le quartier de la préfecture. Selon Bernadette Malgorn, une dizaine de vitrines ont été brisées ou dégradées, et quelques véhicules endommagés.
Les troubles, qui ont commencé samedi après-midi, visaient à protester contre l’interdiction d’organiser une rave-party ce week-end en marge du festival des "Transmusicales".
Bernadette Malgorn a expliqué sur Europe 1 que les conditions de sécurité n’étaient pas remplies.
"Les organisateurs potentiels nous montraient qu’ils étaient incapables de nous garantir le nombre de ’sons’, est-ce qu’il y en aurait 10 ou est-ce qu’il y en aurait 30, c’est-à-dire est-ce qu’il y aurait 10.000 ou 30.000 personnes", a-t-elle déclaré.
"Si on avait eu réellement 30.000 ’teufeurs’ qui se concentraient sur l’agglomération rennaise, moi en tant que responsable de l’ordre public, je n’étais pas en capacité de faire face à une telle situation", a ajouté le préfet de Bretagne.
Le calme est revenu dimanche à l’aube dans le centre-ville de Rennes source AP
dimanche 11 décembre 2005, 13h46 Rave interdite à Rennes : 31 personnes interpellées suite à une nuit de heurts
RENNES (AP) - Des affrontements se sont poursuivis toute la nuit de samedi à dimanche dans le centre-ville historique de Rennes entre les forces de l’ordre et des centaines de jeunes qui protestaient contre l’interdiction par la préfecture d’une rave-party en marge du festival rock des Transmusicales.
A l’issue de ces heurts, 31 manifestants ont été interpellés et deux personnes ont été légèrement blessées parmi les forces de l’ordre, a indiqué dimanche la préfecture, qui ne signale parmi les manifestants que des évacuations sanitaires liées au froid et l’alcoolisation "massive".
Après des échanges réguliers de gaz lacrymogène et de projectiles divers dans plusieurs endroits du centre-ville au courant de la nuit, les derniers "teufeurs" récalcitrants ont été évacués au moyen d’un canon à eau au petit matin aux abords de la place Sainte-Anne, le quartier festif de la capitale bretonne, au coeur de la vieille ville.
Dimanche, plusieurs rues rennaises, jonchées de poubelles brûlées et de débris, présentaient un visage fortement dégradé. Une dizaine de vitrines ont été brisées, des pavés ont été descellés pour servir de projectile et au moins quatre véhicules privés ont été dégradés.
Plusieurs centaines de "teufeurs" s’étaient rassemblés samedi après-midi à l’appel du "Collectif contre les violences policières" et de "Korn’g Heol", collectif de sound-systems techno de Bretagne et de l’ouest de la France.
Au cri de "On veut un terrain!", les manifestants dénonçaient l’interdiction par la préfecture d’une rave qui attire annuellement plusieurs milliers de "teufeurs" en marge du festival des Transmusicales de Rennes. Le rassemblement, qui devait drainer plusieurs milliers d’amateurs de techno, a été interdit mardi par le préfet de région Bernadette Malgorn, ses services estimant que "la sécurité des personnes ne pourrait être assurée".
Lors d’une conférence de presse tenue dimanche, Mme Malgorn a rejeté la responsabilité des événements de la nuit sur les organisateurs qui d’après elle n’auraient pas apporté le "minimum d’engagement" pour accueillir "entre 10.000 et 15.000" ravers. "On aurait eu plusieurs milliers de ravers qui se seraient concentrés sur l’agglomération rennaise, ce qui aurait été encore plus difficile à gérer".
La polémique a rebondi dimanche en cours de journée avec le maire (PS) de la ville, Edmond Hervé, qui avait accepté de mettre un terrain à disposition des organisateurs. Il a déclaré que "l’interdiction de la rave-party a été une erreur, nous en avons subi les conséquences". AP
La question est : Qui a raison ? Un an pour trouver un terrain pour une rave, celà dépasse-t’il les capacités des décideurs locaux !!!
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