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STOP aux violences policières en Ille-et-Vilaine

vendredi 3 juin 2016

Depuis bientôt 3 mois, une violence aveugle s’abat sur les manifestant-e-s, les jeunes, les militant-e-s syndicalistes qui exigent le retrait de la loi travail. Comme des centaines d’autres, les adhérent-e-s du PG, et même ses élus, en ont été victimes.

On recense 300 blessé-e-s à Rennes, dont un manifestant qui a perdu un œil à cause d’un tir de flashball.

Le 2 juin en début de matinée, la violence policière a franchi un nouveau cap avec 11 collégien-ne-s blessé-e-s (dont 3 transporté-e-s à l’hôpital) suite à une intervention violente de la Police nationale pour déloger des enseignant-e-s et parents d’élèves qui manifestaient pacifiquement et en famille devant le collège Surcouf de Saint-Malo, voué à la fermeture par une décision du Conseil départemental.

L’après-midi à Rennes ce sont des journalistes qui ont été matraqué-e-s et qui ont vu leur téléphone et matériel professionnel détruits par les forces de l’ordre. Dans le même temps, depuis des véhicules de police en marche, portes ouvertes, des volées de matraques sur des manifestant-e-s cheminant sur les abords de la rocade font plusieurs blessé-e-s.

Face à cette dérive violente, dont les ordres viennent du Préfet et plus généralement du Ministère de l’intérieur, le Parti de Gauche 35 tient à rappeler plusieurs principes. D’abord, il devient urgent d’interdire l’usage du flashball qui est une arme létale. La BAC (Brigade Anti-Criminalité) n’a rien à faire dans les manifestations, nous ne sommes pas des criminel-le-s ! Ensuite, les ordres donnés aux forces de police et de gendarmerie doivent se limiter à la sécurité des biens et des personnes et non à la provocation, aux insultes et à la répression aveugle. L’obligation pour les forces de l’ordre de porter leur matricule, pour pouvoir répondre d’éventuelles fautes, doit être tenue.

Enfin, le Gouvernement doit bien comprendre que chaque blessé-e, mutilé-e, condamné-e sans preuve, assigné-e arbitrairement, emprisonné-e, renforce notre détermination et notre mobilisation jusqu’au retrait total de la loi travail.

Félix BOULLANGER,

Co-secrétaire départemental du PG35.

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