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Réseau Universités Sans Frontières. rdv 18h00 mercredi 14 juin devant l’EREVE

mercredi 14 juin 2006, par rennes info

Le contexte actuel envers les populations immigrées est inquiétant. Les expulsions se multiplient, le refus du droit d’asile devient la norme

Le monde de l’éducation n’est pas épargné. Les expulsions d’enfants scolarisés sans-papiers ou dont les parents sont sans-papiers existent. Et ce ne sont pas les effets d’annonce récents de notre ministre de l’Intérieur qui vont nous rassurer. Le Réseau Education Sans Frontières (RESF) qui regroupe personnels de l’éducation, parents d’élèves, diverses associations, organisations syndicales ou politiques a été constitué en Juin 2004 afin de mettre fin à ces expulsions.

Aujourd’hui, un appel à la constitution d’un Réseau Universités Sans Frontières (RUSF) est né (cf ci-dessous). Il appelle tous les acteurs universitaires à lutter contre les menaces planant sur la tête des étudiants étrangers. Un relais rennais du RESF existe déjà et a permis à de nombreuses familles d’éviter les expulsions et ainsi, aux enfants de pouvoir continuer «  normalement » leur scolarité. De vraies victoires ont été obtenues comme à l’école Joseph Lotte, par exemple.

Localement, des menaces planent sur la tête de certains étudiants. Le cas de Leihong Zhu, étudiante en économie à Rennes 1 qui est encore obligée de se cacher et que sa direction universitaire ne soutient pas, est emblématique et n’est que la partie émergée d’un iceberg de tracasseries administratives, de soucis avec la préfecture et de difficultés sociales que subissent tous les jours les étudiants de nationalité étrangère.

Nous vous invitons donc tous, acteurs associatifs ou syndicaux, à une réunion Mercredi 14 Juin à 18h00 sur le campus de Rennes 2 afin d’envisager la constitution d’un relai local du RUSF. Le rendez-vous est donné devant l’EREVE (bâtiment gris et orange près du pôle de langues). En vous remerciant par avance de vos réponses, à Mercredi. La section CNT-FAU de Rennes

RENDEZ-VOUS 18h00 MERCREDI 14 JUIN DEVANT L’EREVE

Appel du Réseau Universités Sans Frontières

NI SELECTION, NI EXPULSIONS ! UNIVERSITES SANS FRONTIERES.

Depuis la rentrée de 2004, un large mouvement de défense des jeunes sans-papiers scolarisés et leur famille a vu le jour . Le Réseau éducation sans frontières a permis à de nombreux élèves de sortir de l’isolement et de mener une lutte pour leur régularisation et celle de leur famille, pour gagner le droit de vivre en France.

Le risque pour un jeune d’être expulsé de force du territoire français ne s’arrête pas aux portes des lycées. Depuis plusieurs années, nous assistons à la dégradation des conditions d’accueil des étudiants étrangers. Précarité sociale et difficultés administratives sont le quotidien de milliers d’étrangers venus étudier en France. En refusant de renouveler les titres de séjours des étudiants n’ayant plus de ressources suffisantes et en s’arrogeant un droit de regard sur leur parcours universitaire, les préfectures multiplient les cas d’étudiants sans-papiers. Alors que pour la plupart, ces étudiants sont régulièrement inscrits au sein d’établissements d’enseignement supérieur, des lois intolérables veulent les priver de leur droit à la formation. A cela, viennent s’ajouter tous ceux qui n’ont pu obtenir un visa pour études mais sont tout même parvenus à entrer en France et à y suivre des études.

Etre étudiant sans-papiers s’est tout d’abord encourir le risque de se voir refuser une inscription dans un établissement d’enseignement supérieur. Certaines universités n’hésitent pas à renier leur mission d’enseignement sous prétexte que la personne ne dispose pas d’un titre de séjour valable. Pour ceux qui finissent malgré tout par obtenir une carte d’étudiant, les difficultés sont considérables : peur permanente de l’interpellation et de l’expulsion., interdiction de se loger, de travailler, difficulté de se soigner, sentiment de honte, injuste mais réel, d’appartenir à une population de seconde zone, etc. Dans ces conditions, réussir ses études est un exploit et les échecs sont nombreux.

Comment accepter que des lois injustes imposent de tels contraintes et de telles conditions de vie à notre voisin d’amphi ? Comment respecter une réglementation qui exclue des personnes venues chercher et apporter de nouvelles expériences dans un lieu qui se veut un centre d’échange de connaissances ? Sommes-nous prêts à laisser des camarades vivre dans l’isolement jusqu’à ce qu’ils disparaissent définitivement de nos vies ? Jusqu’à ce que la décision d’un préfet les prive du droit d’étudier et les pousse ligotés dans un avion ! Tous ensemble, étudiants, personnels enseignants, administratifs et techniques, mais aussi associations et organisations syndicales, nous devons créer un réseau de solidarité qui brisera l’isolement des étudiants sans-papiers et fera échec à ces lois iniques.

Plus largement, la solidarité et le combat collectif permettront de mettre fin à l’inégalité qui règne entre étudiants français et étrangers. Comme l’ensemble des étudiants, les étrangers sont normalement évalués par le système universitaire. Mais, réalité aberrante, les préfectures exercent ensuite un droit de regard sur leurs avancées scolaires et peuvent décréter sans aucune légitimité pédagogique que tel ou tel étudiant ne suit pas réellement d’études et qu’il n’a plus rien à faire en France. Idem pour les étudiants qui terminent leurs études, les préfecture refusent systématiquement les changements de statuts sans aucune considération des liens tissés par les étudiants ou les projets qu’ils avaient en France. Les inégalités se poursuivent ensuite sur les conditions d’accès au logement, aux aides sociales gérées par les Crous et au travail contrôlé par l’administration. La suspicion à l’égard des étudiants étrangers et les restrictions qui freinent leur parcours universitaire sont autant de barrières que ne rencontrent pas les étudiants français. Nous pensons qu’il faut en finir avec les discriminations . Il faut exiger l’égalité des droits, chaque étudiant quelque soit sa nationalité doit pouvoir étudier en France dans des conditions satisfaisantes. Les étudiants étrangers au même titre que les étudiants français doivent pouvoir s’inscrire à l’université selon leurs acquis pédagogiques ou professionnels. L’enseignement supérieur, comme l’ensemble des administrations, ne peut pas faire de discrimination entre étrangers et nationaux.

Alors que les législations renforcent une vision utilitariste de l’immigration et accentue la sélection des étudiants étrangers selon les besoins de l’économie française, nous voulons réaffirmer que nos universités doivent rester ouvertes à tous ceux qui le souhaitent. Que leur mission d’enseignement, d’échange et de réflexion ne peut s’accommoder d’inégalités entre étudiants, ne peut accepter l’exclusion subie par certains. C’est pourquoi nous appelons à la constitution d’un réseau de solidarité avec les étudiants étrangers à l’échelle nationale.

Nous appelons l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieurs mais aussi tous ceux, individus, syndicats, associations, partis, qui rejettent l’injustice et l’oppression à signer, reproduire et faire circuler cet appel. A constituer des collectifs locaux pour se faire connaître et pouvoir créer des réseaux de solidarités avec les étudiants étrangers. Enfin, à se battre pour la régularisation de tous les étudiants sans-papiers, pour obtenir l’égalité des droits entre étudiants français et étrangers et pour que la possession d’une carte d’étudiant donne automatiquement droit à un titre de séjour.

Réseau Universités Sans Frontières

—  Coordonnées : CNT-FAU Rennes Campus Villejean 6,avenue Gaston Berger 35000 Rennes Tel : 02.99.14.14.76 @ : faurennes@no-log.org ou jean-christophe.petit@uhb.fr , poste 20/37

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