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Procès en appel des condamnés de la loi Travail : Un désaveu pour la répression policière

mardi 8 octobre 2019

Le mardi 2 juillet était jugé l’appel de trois des militants injustement condamnés au Printemps 2016, pour des faits prétendument commis lors des manifestations rennaises contre la Loi Travail.

Condamnés sur la bases des seules déclarations des policiers, ils avaient fait appel de leur condamnation à des peines de prison avec sursis, et même ferme pour l’un d’entre eux qui avait refusé les TIG.Ils demandaient la relaxe de tous les chefs d’inculpation : violence sur une personne dépositaire de l’autorité publique, participation avec arme à un attroupement, et pour l’un d’entre eux, militant SUD Santé Sociaux, refus de se soumettre au relevé de ses empreintes génétiques.

Un rassemblement de soutien avait eu lieu le jour de l’audience, pour laquelle nous avions eu l’occasion de signaler que les faits semblaient enfin avoir été soumis à un examen plus serein et objectif, certains éléments de preuves écartés en première instance ayant pu être exposés et débattus.

Le délibéré de cet appel a été rendu ce mardi 1er octobre.

L’un des manifestants été relaxé de tous les chefs d’inculpation.

Les 2 autres ont été relaxés du chef de violence sur une personne dépositaire de l’autorité publique, et confirmés dans celui de participation à un attroupement avec arme ainsi que pour celui de refus de prélèvement biologique.

Toutefois, les peines de prison avec sursis ont été totalement abandonnées, au profit d’amendes de 600 et 400 euros.

Quel enseignement tirer de ce jugement : si SUD Santé Sociaux 35 se félicite de ces relaxes partielles, et en particulier sur les chefs grotesques de violences, il n’en reste pas moins que la forme actuelle du Code Pénal, clairement faite pour réprimer toute mobilisation sociale, permet de maintenir des condamnations injustes pour le simple fait de s’être trouvés là, avec des objets anodins qu’ils n’ont pas lancés, dont on a pas établi qu’ils voulaient les lancer, le tristement célèbre nouveau concept « d’arme par destination », alors même que le pacifisme de ces militants ne faisait pas le moindre doute.

Pourtant, au même moment, c’est l’inculpation pour violences d’un responsable de la police suite à la plainte de l’un des manifestants passé en appel, qui vient de nous être annoncée par le parquet. Si lui aussi demeure présumé innocent, c’est tout le récit policier de ces journées de manifestations qui se renverse.

Cela nous invite continuer de remettre en cause la doctrine française du maintien de l’ordre au moins ces dernières années, et poser la question de la légitimité de l’utilisation actuelle de la police, dernier rempart d’un gouvernement aux abois contre la révolte sociale qu’il provoque.

Syndicat SUD Santé Sociaux Ille-et-Vilaine

8 octobre 2019

www.sudsantesociaux35.org

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