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Pour sauver l’hôpital, le 20 octobre 2005, tous dans la rue !

dimanche 16 octobre 2005

site à visiter : sud santé

Plus de 5000 le 20 octobre à Paris !

La manifestation nationale des personnels des établissements de santé et du médico-social a rassemblé plus de 5000 personnes à Paris, malgré le manque d’effectif qui touche l’ensemble du secteur.

Plus de 300 établissements étaient représentés pour :

- affirmer comme priorité politique l’égal accès aux soins pour tous et exiger les ressources permettant d’assurer à toute la population l’accès à des services de qualité et de proximité.

- exiger pour l’ensemble des établissement les moyens humains et financiers indispensables à leur fonctionnement et donc le retrait des textes, comme le « Plan Hôpital 2007 », qui les « étranglent » budgétairement.

- revendiquer pour toutes les catégories des personnels des établissements de santé et du médico-social a des conditions de travail et de rémunération correctes,

Cette journée ne doit être qu’une première étape dans l"expression de la détermination des salariés.

Au delà de la colère de l’ensemble des catégories de personnel du secteur de la santé et du médico-social, la mobilisation d’aujourd’hui s’inscrit dans celle de l’ensemble des salariés du public comme du privé telle qu’elle a pu s’exprimer le 4 octobre avec plus d’1 million de manifestants dans tout le pays.

La manifestation nationale du 19 novembre à Paris marquera également une étape dans la mobilisation conjointe de l’ensemble des salariés et des usagers pour mettre fin à la casse des services publics et poser ensemble les bases d’une véritable société solidaire.

L’appel :

Le 20 octobre s’ouvre à l’Assemblée Nationale le débat sur l’Objectif national des dépenses de l’assurance maladie (ONDAM). Ce jour là à l’appel de la CGT et de Sud, une manifestation nationale des personnels des hôpitaux publics et privés est organisée à Paris pour exiger des moyens pour la santé.

Pour les personnels, la coupe est pleine !

Pas un seul jour, où les personnels ne subissent davantage les effets restrictions budgétaires dans les hôpitaux qu’il soient publics ou privés : suppressions d’emplois annoncées dans tel établissement, non remplacement de tous les départs prévus dans la plupart des hôpitaux ; passage à la sous-traitance des activités logistiques comme récemment à l’Institut Gustave Roussy (CLCC).

Pendant ce temps les heures supplémentaires s’accumulent, les plannings sont chamboulés à la dernière minute, des soignants sont même rappelés à domicile (en toute illégalité) sur leur repos. Des emplois sous statut ou en CDI sont remplacés par des emplois précaires et sous-payés, des contrats aidés « dits » d’avenir ou de retour à l’emploi ! ! !

Quant aux feuilles de paye, elles restent désespérément bloquées aux mêmes montants, les modiques augmentations de la fonction publique étant annulées par la progression des cotisations sociales.

A l’heure actuelle, malgré les demandes unanimes des organisations syndicales, aucune ouverture de négociations sur les différentes filières professionnelles n’est prévue. Pire, dans plusieurs établissements, les directions ne réunissent même plus les commissions paritaires d’avancement, en arguant le manque de financement pour les éventuelles promotions. Et pour les patients, l’offre de soins se réduit ...

Les projets de restructurations drastiques sont en préparation ; les blocs opératoires effectuant moins de 2000 interventions par an sont menacés de fermeture, et donc les services de chirurgie correspondants. Ce sont 200 établissements de santé qui seraient ainsi condamnés à disparaître.

Les hôpitaux psychiatriques, malgré les annonces gouvernementales, ne sont pas mieux lotis et de nombreuses structures extra-hospitalières ferment faute de moyens.

Les listes d’attente des patients sont de plus en plus longues dans de nombreuses spécialités. L’accès aux soins en temps utile n’est plus assuré sur tout le territoire pour toutes les catégories de la population. Sans mobilisation nationale, seuls les hôpitaux « usines à soins » survivront à la réforme Matteï, Douste-Blazy, Bertrand, « le plan hôpital 2007 » de destruction de l’hospitalisation publique et non commerciale. Les ripostes s’organisent ... Dans de nombreux établissements de santé, des luttes unitaires de personnels ont permis d’obtenir tantôt des rallonges budgétaires, tantôt une réduction des plans d’économies. Mais rien de durable ne sera gagné sans un véritable mouvement national dans la santé. Le 20 octobre doit être une étape supplémentaire de cette mobilisation, dont les suites doivent être d’ores et déjà débattues unitairement dans chaque établissement.

Manifestation nationale des hospitaliers publics et privés Jeudi 20 octobre 2005 Rassemblement à partir de 12H Gare Montparnasse(14e) pour se diriger vers l’Assemblée Nationale et le Ministère de la santé.

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