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Oui nous pouvons maintenir la ligne de Rennes-Chateaubriant !

dimanche 3 juillet 2016

SUD-Rail Bretagne défend un service public performant et de proximité, avec de la présence humaine dans les gares et à bord des trains. Depuis quelques temps les lignes dites secondaires en région Bretagne se dégradent : Brest/Quimper, Morlaix/Roscoff, Carhaix/Paimpol… faute de financement public. Il manquerait 18 millions d’euros pour refaire de manière correcte la desserte vitale Rennes-Châteaubriant.

De l’argent il y en a ! 600 millions d’euros ont été versés par le Conseil Régional au projet « Bretagne à Grande vitesse », et faute de pouvoir ramener la pointe Bretonne à 3h00 de paris et avoir une liaison performante entre Rennes et Nantes, la région et l’état préparent l’après BGV (Ligne à grande vitesse Le Mans/Rennes) : LNOBPL (Ligne Nouvelle Ouest Bretagne Pays de la Loire).

Ce projet BGV doit réduire le temps de parcours entre la Bretagne et la capitale. Tous les bretons ont-ils besoin de gagner 45 minutes sur le trajet Bretagne-Paris ? Les réductions de temps de trajet de Paris aux grandes villes de province se réalisent au détriment des transports régionaux.

Pendant que Paris se rapproche de Rennes, les temps de trajet augmentent en Bretagne : Quimper/Brest, Morlaix/Roscoff… et maintenant Rennes/Châteaubriant. On peut constater que le train du quotidien n’est pas une priorité pour la région, sa priorité c’est le TGV des cadres et des hommes d’affaires ! La région privilégie cette minorité plutôt que de maintenir le réseau existant pour transporter les scolaires, les salariés ou tout simplement l’usager qui fait le choix du train pour se déplacer sur ce parcours. En ce qui concerne les scolaires, la ligne est très empruntée par cette population desservant plusieurs Collèges et Lycées. Pas très fraternel et social de la part du camarade à la tête du transport régional.

Pour le projet LNOBPL. Celui-ci doit être la phase 2 du projet BGV, outre son coût astronomique estimé entre 3 et 6 milliards d’euros, à quoi servira-t-il si nous ne pouvons régénérer le réseau secondaire existant ? De plus sur ce projet une liaison Rennes-Nantes est envisagé par le « futur » aéroport de Notre Dame des Landes. Nous voyons une volonté de la région de ne pas utiliser les lignes existantes pour rejoindre Nantes et Rennes. Pour la ligne passant par Redon, quelques travaux au niveau de Redon serviraient à améliorer la liaison sans dépenser des sommes astronomiques. La ligne passant par Châteaubriant nécessiterait des travaux un peu plus coûteux en refaisant une ligne classique sur celle du tram-train.

Oui nous pouvons maintenir la ligne de Rennes-Chateaubriant.

De l’argent il y en a, des besoins aussi !

Les usagers du quotidien, les jeunes et les travailleurs doivent passer avant les hommes d’affaires !

Le train doit rester un service public au service de la population.

Contact : sudrail.bretagne gmail.com

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