Occupation de l’agence commerciale d’EDF à Rennes


Environnement samedi 30 juin 2007 par rennes info

Communiqué :

Rennes - Samedi 30 juin 2007. Depuis 14h, une vingtaine de militants occupent l’agence commerciale d’EDF dans le centre ville de Rennes. Ils veulent ainsi se faire entendre d’une opinion publique manipulée par le lobby nucléaire. En cette veille d’ouverture du marché de l’électricité aux particuliers, ils lancent un appel au sursaut écologique d’un pays dirigé depuis 2 mois par le plus fervent défenseur de cette industrie mortelle, autoritaire et polluante.

« Nous souhaitons alerter, encore une fois, la population du mensonge du gouvernement et de l’industrie nucléaire concernant les avantages de cette énergie. La construction d’un nouveau réacteur nucléaire, l’EPR, et de la ligne Très-Haute-Tension qui en dépend, est inutile, coûteuse et dangereuse. Elle tue dans l’oeuf toutes les politiques alternatives possibles. Les économies d’énergie liées aux énergies renouvelables, ne sont pas compatibles avec le nucléaire. Celui ci entretient le mythe d’une énergie à bon marché et peu polluante alors qu’elle est vouée à la faillite et engendre une pollution perpétuelle », explique une militante participant à cette démonstration citoyenne.

Par cette action non-violente, ce ne sont pas les salariés d’EDF qui sont visés, mais la fuite en avant de leur entreprise qui n’a pas attendu l’ouverture du marché pour abandonner le service public de l’électricité. L’électricité n’est pas une marchandise, et les citoyens doivent avoir leur mot à dire dans sa production et sa distribution. Il faut rapprocher les unités de production des lieux de consommation. La décentralisation énergétique (basée sur l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables) liée à un contrôle citoyen est la seule solution soutenable pour atténuer réellement le problème du réchauffement climatique sans polluer les générations futures avec les déchets nucléaires et les retombées radioactives d’un accident toujours possibles.

Localement, cette relance du nucléaire (l’EPR à Flamanville) s’accompagne d’un projet de ligne Très-Haute-Tension qui n’a que des inconvénients. Avatar obligé de l’hypercentralisation électrique française, ces lignes, existantes ou futures, ont des impacts avérés sur la santé humaine et animale. Défigurant les paysages, elles ne résoudront en rien la faiblesse du réseau électrique breton, et fragilisent au contraire le réseau par leur vulnérabilité aux tempêtes et aux grands froids. L’action d’hier à Fougères a permis de dénoncer le déni de démocratie qui entoure ce projet de ligne THT.

Avec l’ouverture du marché de l’électricité aux particuliers, une grande bataille de communication publicitaire va s’engager, menée par EDF avec ses pseudo-services pour réduire la facture de ses clients. Mais en parallèle, EDF continue à promouvoir le chauffage électrique et la climatisation. L’entreprise utilise même des moyens déloyaux pour obtenir des certificats d’économie d’énergie (1).

Les citoyens opposés au nucléaire lancent aussi un appel aux salariés d’EDF pour qu’ils revendiquent, de l’intérieur, un changement des politiques d’investissement du groupe. Le potentiel de création d’emploi dans les économies d’énergie et les énergies renouvelables est énorme (2), alors qu’au contraire les conditions de travail dans le nucléaire se dégradent (interim, harcèlement, suicides...).

Contact : 06.68.02.24.23

1 Cf. le communiqué du Comité de Liaison de Energies Renouvelables (CLER)

2 Cf. l’étude réalisée par Les 7 vents du Cotentin



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