Le Réseau "Sortir du nucléaire" demande la fermeture immédiate et définitive de la Socatri et un audit indépendant de toutes les usines d’Areva
Nouvelle rétention d’information de la part d’Areva
Le rejet en excès de carbone 14 illustre les conclusions d’une récente étude universitaire en Allemagne qui a montré une augmentation des cancers autour des installations nucléaires
Le Réseau "Sortir du nucléaire" demande la fermeture immédiate et définitive de l’usine Socatri-Areva (Tricastin) et un audit indépendant de toutes les usines d’Areva, par exemple de la Comurhex-Areva de Malvesi (Aude), elle aussi coupable de graves rejets dans l’environnement ces derniers mois.
De façon générale, les rejets continuels de carbone 14 (et de tout autre gaz radioactif) soumettent les riverains des installations nucléaires à des irradiations qui, même à des faibles doses, sont très dangereuses dans la durée (*). Qui plus est, les risques sont multipliés lorsque les limites légales de rejets, pourtant déjà très laxistes, sont dépassées comme c’est donc le cas de la Socatri, .
Cette nouvelle affaire est a nouveau marquée, comme lors de la fuite d’uranium du 8 juillet, par une rétention d’information de la part d’Areva qui connaissait le problème depuis début juillet et a attendu un mois avant d’avertir l’autorité de sûreté.
Cela montre une fois de plus que les belle déclarations concernant une supposée "transparence" de la part d’Areva ne servent qu’à essayer d’abuser l’opinion publique.
De même, le Réseau "Sortir du nucléaire" fustige les formules usuelles de l’Autorité de sûreté (ASN), resservies pour ce nouvel évènement, qui se dépêche une fois de plus de prétendre que l’évènement n’aurait "aucune conséquence". L’ASN confirme que sa véritable mission est de protéger coûte que coûte l’industrie nucléaire.
Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle que l’industrie nucléaire fait courir continuellement à la population un risque intolérable. Faut-il attendre un Tchernobyl français avant de prendre les décisions qui s’imposent ?
(*) Même si le niveau de radioactivité est faible, une contamination est très grave car des particules radioactives se fixent sur des organes et attaquent directement les cellules. C’est alors un cancer quasi assuré en quelques années.
Cette succession d’incidents nous rappelle si besoin était que l’industrie nucléaire fait courir continuellement à la population un risque intolérable, non seulement en cas d’incident mais aussi en fonctionnement normal (lire à ce sujet l’étude du Pr. Edmund Lengfelder, Strahlenbiologisches Institut de l’Université Ludwig-Maximilian de Munich