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Nous soutenons Siné

jeudi 31 juillet 2008, par rennes info

Rennes info soutient Siné

Dessin de Fañch. jeudi 17 juillet 2008

http://blog.fanch-bd.com/index.php?2008/07/17/353-petites-purges-entre-amis

Soutenir Siné Site à visiter : http://www.soutenir-sine.org/

Un texte de soutien au dessinateur Siné, qui vient de se faire virer de Charlie hebdo, a déjà recueilli près de 2000 signatures ! Nous savons que vous êtes très nombreux à vouloir lui apporter votre soutien. Nous lançons donc cette pétition en ligne. Lors de la récolte des 2000 premières signatures, nous nous sommes efforcés de filtrer les indésirables qui ont voulu signer ce texte. Nous demandons donc aux extémistes de droite, négationnistes, antisémites, de passer leur chemin ! Si un nazillon parvenait néanmoins à se glisser dans la liste, le comité de soutien à Siné ne pourrait bien évidemment en aucun cas en être tenu pour responsable.

http://www.soutenir-sine.org/petition/index.php

SINÉ : SA VIE, SON OEUVRE, SON CUL ET... PHILIPPE VAL.

Le mardi 8 juillet, sur les ondes de RTL, Claude Askolovitch, journaliste au Nouvel Observateur, dénonçait « un article antisémite dans un journal qui ne l’est pas ». Il faisait allusion à une chronique de Siné dans Charlie hebdo, dont nous reproduisons le texte ici :

« Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général de l’UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le Parquet a même demandé sa relaxe ! Il faut dire que le plaignant est arabe ! Ce n’est pas tout : il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d’épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit ! »

Prétextant l’éventualité d’un procès pour antisémitisme, Philippe Val, directeur de publication, a enjoint Siné de signer une lettre d’excuse dans Charlie hebdo, ce que le dessinateur a refusé de faire. Philippe Val l’a aussitôt renvoyé du journal avec l’assentiment de la direction (Bernard Maris, Gérard Biard et Charb).

Où est l’antisémitisme dans le texte de Siné ? Il y dénonce seulement, avec le ton fleuri qui est sa marque de fabrique, l’opportunisme du fils du président de la République.

Philippe Val et la direction de Charlie hebdo se sont couchés devant Jean Sarkozy. Grand bien leur fasse, leurs lecteurs apprécieront. À la radio, d’autres continuent de faire des procès en antisémitisme comme certains, naguère, en sorcellerie.

Nous connaissons bien Siné : sa grande gueule, sa violence intellectuelle, son humour et surtout sa maison ouverte à tous : Juifs, Arabes, Français, Noirs, Auvergnats, Bretons, pédés, communistes (liste non exhaustive), tous unis pour conchier, autour d’un verre (ou de plusieurs), une société de plus en plus bien pensante et moraliste.

C’est pourquoi nous apportons notre soutien inconditionnel à Siné. Siné n’aime pas les cons. Siné est un anar. Vive Siné !

Source/auteur : http://www.soutenir-sine.org/

2 Messages de forum

  • Nous avons besoin des outrances de Siné 1er août 20:28, par Marcos

    Bernard-Henri Lévy a raison : ce qui compte, ce sont les mots. La moindre des choses, quand on se livre à un réquisitoire aussi violent que le sien, serait donc de citer les phrases de Siné, afin de montrer l’évidence "odieuse, inexcusable, mortelle" de son fanatisme antisémite. Il s’en garde bien, et pour cause. S’il citait les phrases, le lecteur pourrait se rendre compte d’une autre évidence, pointée avec colère par Gisèle Halimi : dans un procès en justice, il n’y aurait strictement aucune chance pour que Siné, sur la base de ces lignes, soit condamné pour antisémitisme. La philosophie médiatique n’en est pas à une simplification ou un amalgame près pour frapper l’opinion. Inutile de discuter : on sait "ce que pensent les amis de Siné", ces "âmes glauques qui tripatouillent dans les histoires de sang, d’ADN, de génie des peuples, de race". De telles phrases n’appellent pas de réponse. Mais quelques commentaires, tout de même.

    Il était prévisible que cette affaire suscite les récurrents effets de manche et sonneries de tocsin. Il n’y a là qu’un symptôme supplémentaire d’un triste état de fait : on ne respire plus, dans ce pays. La France pète de trouille, et ça ne sent pas bon. La poltronnerie de la plupart favorise l’autoritarisme de quelques-uns. Toute pensée, toute parole libres sont immédiatement soumises à un feu roulant d’intimidations, de condamnations ronflantes et sans appel. Comme le dit un proverbe japonais : "Le clou qui dépasse appelle le marteau." Malheur à celui qui critique les replis communautaristes, l’invasion massive du religieux dans l’espace public, la défaite annoncée de la laïcité dont le discours de Latran était un avant-goût, les clés des banlieues remises aux barbus par une république capitularde, l’arrogance grandissante des imams et des rabbins, la montée des intégrismes sous couvert de quête légitime d’identité, la politique israélienne ou palestinienne. Antisémite ! Islamophobe !

    La rhétorique victimaire, chère à nos dirigeants, est omniprésente. Philippe Val n’est plus un patron de journal qui a licencié arbitrairement un collaborateur : il devient la victime d’une horde déchaînée dont l’oeil perçant du philosophe a saisi les motivations racistes. Ainsi Jean Sarkozy, bien fils de son père en matière d’arrogance, d’opportunisme et de grossièreté, est transformé en victime d’attaques honteuses dignes du Pilori (un journal antisémite sous l’Occupation) ou de la Milice.

    Pourquoi le texte de soutien à Siné a-t-il recueilli plus de 2 000 signatures ? Bernard-Henri Lévy feint d’y voir un signe supplémentaire de la montée de l’antisémitisme en France. Les signataires se sentiront légitimement insultés par une telle accusation, qui n’est pas seulement injuste mais aveugle. Il semble que nos penseurs n’aient pas pris la mesure du sentiment d’asphyxie qui gagne de nombreux concitoyens, dans une société de surveillance mutuelle et de soumission générale. A l’heure où les humoristes graveleux et serviles imposent partout leur présence - et jusque dans l’entourage présidentiel -, nous avons besoin, un besoin vital, des outrances et des gueulantes d’un Siné. Souvenez-vous des couvertures qu’osaient publier il y a vingt ans Charlie Hebdo ou Hara-Kiri, et comparez avec ce qui se publie aujourd’hui : le chemin parcouru est atterrant.

    OÙ EST L’OPPOSITION ?

    Comme le monde est devenu simple ! La vérité nous est assenée jour après jour par une armée de journalistes conformes et de penseurs autorisés, qui nous débitent à toute heure leurs discours identiques. Où est la presse libre ? Où est l’opposition ? Le seul quotidien estampillé de gauche consacre cinq pages à Carla Sarkozy pour la sortie de son disque, dont les chaînes publiques assurent la promotion. La presse satirique a trempé son esprit d’insolence dans les bénitiers communautaires. Pas un organe de presse, pas une chaîne de télévision qui soit désormais en état de faire entendre une voix discordante. Le Parti communiste a disparu entre deux lames du parquet, l’extrême gauche tapine chez Drucker, le Parti socialiste mijote au tout petit feu des ambitions triviales, les syndicats se laissent tondre la laine sur le dos.

    Dans une Europe barricadée, la maison France a fermé portes et fenêtres. La police du langage surveille chacune de nos phrases. Nous vivons dans l’obscurité des vérités communes, des hypocrisies admises, des bienséances cathodiques, des peurs silencieuses, des grandiloquences convenables. Comme il est doux de pleurer ensemble à la libération d’Ingrid Betancourt, tandis qu’on laisse crever en silence Marina Petrella dans sa cellule en attendant de refiler son presque-cadavre à notre ami Berlusconi... Ouvrez ! On étouffe, ici !

    Jean-Marie Laclavetine est écrivain.

    Le Monde

    Article paru dans l’édition du 01.08.08

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    • Révélations sur Siné et Desproges 7 août 21:20, par Marcos

      Ces deux gars-là étaient des humoristes.
      Desproges est mort mais Siné bande encore. Les maîtres-chanteurs à l’antisémitisme, pour étayer leur accusation contre Siné et leur association au Phare de la Pensée Philippe Val, vous sortent maintenant une tirade de Desproges qui condamne Siné sans appel.

      Elle a l’air terrible. Les sots et les ignorants peuvent s’y laisser prendre, mais c’est un trucage éhonté.

      Eh oui, c’était, figurez-vous, dans l’émission "Les Flagrants délires", sur France Inter. "Les Flagrants délires", procès POUR RIRE, parodie de la justice expéditive des tribunaux de flagrants délits où Desproges jouait une caricature de procureur et Siné, ce jour-là, l’accusé : "Gorgé de vin rouge et boursouflé d’idées reçues, qui présente à nos yeux blasés (...) la particularité singulière d’être le seul gauchiste d’extrême-droite de France (...) masquant tant bien que mal un antisémitisme de garçon de bain poujadiste sous le masque ambigu de l’antisionisme propalestinien."

      Ces extraits en sont cités dans le "Rebond" d’un M. Marc Weitzmann, présenté comme journaliste, sur Libération.fr daté du 31 juillet. Je ne garantis pas l’exactitude des citations tronquées par M. Weitzmann. Bon.

      Figurez-vous, bonnes gens, qu’en ce temps-là, Desproges et Siné travaillaient dans le même journal. Lequel s’appelait Charlie-Hebdo. Années 1970. Le vrai Charlie-Hebdo. Pas le Charlie-Ersatz d’aujourd’hui. Bref, les accusations portées par Desproges contre Siné et pieusement rapportées par des "philosophes", des "journalistes", c’était DE L’HUMOUR.
      Comme je vous le dis. C’était pas pour de vrai.C’était une blague entre copains.

      Alors, s’il vous plaît, lâchez-nous avec Desproges. N’abusez pas de son cadavre. Il vous clouerait sur place, s’il pouvait revenir. Et je vous parie que ça le démange.

      Delfeil de Ton

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