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Nanotechnologies : « Ceci n’est pas un débat ». Appel à boycotter le « débat » prévu par la CNDP et à organiser une réelle discussion.

mardi 22 décembre 2009, par rennes info (Date de rédaction antérieure : 7 janvier 2010).

(CNDP : Commission Nationale de Débat Public) ndlr

La Souris Verte

Le 7 janvier prochain aura lieu à Rennes un « débat public » sur le thème : Nanotechnologie et sécurité alimentaire. Pour rappel, les nanotechnologies sont issues de procédés de pointe utilisés par la chimie, la biologie, la physique ou encore l’électronique, qui permettent la manipulation de la matière à l’échelle de l’atome selon deux approches : réduction de la taille d’un objet à l’échelle du nanomètre ou élaboration de nouveaux objets à partir de l’agencement de particules nanométriques.

Les nanos sont déjà là :

Les applications et les changements induits par ces nouvelles technologies sont souvent comparés à une nouvelle révolution industrielle. De la crème solaire au dentifrice en passant par les vêtements, les nanoparticules sont déjà présentes dans notre quotidien. Aujourd’hui près de 800 produits contenant des nanoparticules sont commercialisés dans la plus grande opacité. Travaillant de concert, l’Etat français, les chercheurs (CNRS, CEA.. ) et les industriels, à l’image de Minatec à Grenoble ou dans une moindre mesure à Rennes avec l’institut d’électronique et de télécommunications, ou encore l’INSA, nous entraînent vers un monde de l’infiniment petit.

Les nanotechnologies ne sont pas des innovations anodines.

De plus en plus de recherches mettent en avant les risques sanitaires et environnementaux liés à la toxicité des nanoparticules, notamment car la taille de certaines d’entre elles leur permet de traverser les barrières biologiques voire même la paroi cellulaire.

Déjà certains éléments peuvent légitimer nos inquiétudes : on trouve des similitudes entre les nanotubes de carbone et l’amiante en terme de toxicité ou encore le cas de deux ouvrières chinoises mortes après l’inhalation de nanoparticules présentes dans la peinture utilisée.

Dans un autre registre, la réduction de la taille et la multiplication des technologies de contrôle (RFID, vidéosurveillance, objets « intelligents ») nous entrainent petit à petit dans une société de surveillance qui ressemble de moins en moins à de la science-fiction. On nous vante des nanos pouvant réaliser des progrès dans le champ de la santé ou de la lutte contre la pollution pour mieux masquer ses applications dans le domaine militaire (« soldat intégré ») ou à l’inverse en exaltant la figure de l’humain « augmenté » (cyborg).

Un débat démocratique et indépendant ?

Nous pourrions nous féliciter que la Commission Nationale de Débat Public organise (enfin !) un débat sur les nanotechnologies. Cela serait oublier que la Commission a été saisie par sept ministères et est très loin d’être une instance impartiale : commissaires nommés par l’État, financé et hébergé par l’État, dossier de présentation réalisé par l’État. Rappelons que l’État vient d’investir plus de 70 millions d’euros dans son plan « Nano-INNOV » pour financer la recherche dans ce domaine...

De plus le débat est borné (questions anticipées, fragmentation du débat, thèmes exclus...) et la communication vers le public (et donc sa participation) est quasi-inexistante tandis que les chercheurs sont explicitement invités à blinder les salles.

Par ailleurs, le vernis d’un débat public démocratique s’est depuis totalement effrité : fouilles, filtrage des opposants, présence de RG, Bacs et policiers en civil (voire CRS) , refus de laisser entrer une partie du public, salles séparées pour les experts et le public, avec visioconférence... Mesures prises au cas par cas en fonction de l’opposition attendue dans les villes. Qu’en sera-t-il à Rennes ?!

Conclusion : ce débat n’en est pas un.

« Y participer, c’est accepter ! »

C’est pourquoi nous invitons toutes les personnes désireuses de participer à un véritable débat sur les enjeux des nanotechnologies, à boycotter cette pseudo consultation qui n’aura comme effet que de légitimer des décisions déjà prises par le gouvernement au nom des intérêts économiques de notre pays...

Nous souhaitons également organiser une réunion d’auto-information avec toutes les personnes désireuses de discuter des enjeux des nanotechnologies.

La Souris Verte, le mouvement de jeunesse de l’écologie politique de Rennes.

sourisverterennes gmail.com

http://sourisverterennes.free.fr/

6 Messages de forum

  • Comme pour le pseudo débat sur l’identité nationale il faut effectivement boycotter celui ci, comme tout débat organisé par ce gouvernement d’ailleurs. Le débat, le vrai, doit être organisé dans l’espace public, par et pour cet espace public, avec ses règles, ses invitations etc. Ces débats gouvernementaux sont la captation du pouvoir de discussion de la sphère public, ils devraient être déclarés illégaux tout simplement. En plus du pouvoir de décision, le politicien veut le pouvoir d’orienter les discussions, c’est intolérable.
    Ces débats sont de l’ordre du spectacle (Delors) c’est pour ça qu’il faut parler de pseudo débat. On n’y entend pas les aspirations, les attentes, les peurs, les volontés populaires. Il y a donc un biais fondamental.
    Mais partout où se déploie ces pseudo débats doit aussi se déployer le vrai débat, la vraie pensée libre, comme point d’ancrage momentanée de l’action et de la puissance. car il est bien sûr hors de question d’abandonner la sphère publique au nouveau management des "ressources humaines" et des administrations" qu’est la "gouvernance" (et la bonne !) et la pseudo "démocratie participative".
    Nous devons imposer les conditions de l’échange. C’est notre droit fondamental, d’où l’illégalité des pseudo débats gouvernementaux.

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    • ne confondez pas le "débat" identité nationale qui est mis en oeuvre par le pouvoir, les préfets, et qui est une décision ministérielle , et le débat public nano qui est décidé par la Commission Nationale du Débat Public, en réponse à une sollicitation des ministère, qui est une autorité administrative indépendante, dont les pouvoirs et l’indépendance ont été établis légalement, et en particulier dans le fil des conventions internationales qui affirment la nécessité d’associer les citoyens aux décisions (Aarhus entre autres).

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      • Indépendant ? Quiand on lit ce récit d’un "débat" organisé à Grenoble, qui a échoué et on ferait bien de s’inspirer de cet exemple ici à Rennes, on voit bien que ça n’est qu’une opération de communication, avec un petit vernis de démocratie sur l’emballage :

        _ http://lille.indymedia.org/article18402.html

        grenoble : fête anti nano en lieu et place du faux débat de la cndp

        “On connaît la situation grenobloise, mais le débat aura lieu, c’est certain !” Jean Bergougnoux, président de la CNDP nanos, Grenews 25 novembre 09

        Aujourd’hui, mardi 1er décembre, devait avoir lieu à Grenoble le « débat public » sur les nanotechnologies organisé par la Commission Nationale du Débat Public. Nous arrivons sur les lieux du débat vers 19 heures. Le dispositif de sécurité est pour le moins impressionnant. Les entrées du batiment sont toutes bloquées par des barrières de sécurité, et plusieurs vigiles se tiennent devant chaque entrée. On ne le sait pas encore, mais des camions de gardes mobiles prêts à intervenir sont stationnés à l’arrière du batiment. A travers les vitres, on aperçoit déjà Dorothée Cellard, grande chef des flics de l’Isere qui s’active. _

        Les portes sont ouvertes quelques minutes plus tard, et pour pouvoir rentrer, nous devons nous soumettre à des fouilles de nos sacs et de nos poches, et à des palpations du corps par des vigiles. Aux personnes qui arrivent avec une caméra, il est demandé une carte de presse. Le débat est public, soit, mais quand même, il vaut mieux laisser le traitement de l’information à la presse aux ordres. Nous entrons donc dans le premier hall. Là, il nous est demandé de signer un papier sur lequel il est écrit que nous nous engageons à ne pas perturber le débat. Nous signons de bonne foi, puisqu’il n’y a aucune chance que nous perturbions un débat. En effet, ce n’est pas un « débat » qui est prévu ce soir, mais une opération de com’ destinée à nous faire gober les nanos. Accessoirement, nous reconnaissons aussi dans ce hall la femme d’I&E, l’agence de com en charge de l’organisation de ce faux débat. C’est elle qui était présente à la conférence ratée de la CNDP à Grenoble. (voir ici : http://grenoble.indymedia.org/2009-... )

        Une fois ces formalités accomplies, nous pouvons emprunter les escaliers qui mènent au débat pipeau. Des vigiles sont disposés tous les 15 mètres. Juste avant de rentrer dans la salle du débat, nous nous trouvons dans une salle plus petite où sont disposés tous les tracts et dossiers de propagande du gouvernement. Ils sont à la disposition du public. Aprés y avoir jeté un oeil nous entrons enfin dans la salle, encore sous la surveillance des vigiles. Des hotesses nous souhaitent la bienvenue, et nous remettent un stylo et une feuille qui nous permettra de poser des questions lors du débat. Nous nous asseyons dans la salle tranquillement. Sur scène, ils ont mis le paquet. Sièges en cuir pour les gens de la tribune, deux écrans géants, de grands panneaux de la CNDP...

        Devant la tribune, se tiennent déjà des gros gorilles. D’autres sont répartis partout autour de la salle. Dans la salle, se trouvent des flics en civil, dont certains ont un pistolet coincé à l’arrière de leur pantalon. Nous reconnaissons aussi Patrick le Grand, vice président de la CNDP, et ancien président de la commission du débat public sur ITER, assis au milieu du public. Il est rouge et il transpire à grosses goutes. Alors Patrick, on stresse ? Tu devrais essayer la neuroscience, ça calme parait-il.

        Le public prend place peu à peu. Vu les dispositifs de sécurité, l’entrée des gens prend du temps. Un peu avant 20 heures, les gens sont presque tous rentrés, et finissent de s’installer. Il doit y’avoir 400 ou 500 personnes. A ce moment, un des panneaux de la CNDP sur scène s’effondre. Frémissement dans la salle. Une bonne moitié de la salle ricane et chuchotte. L’autre moitié se demandent si finalement, il n’y a pas plus d’opposants que prévus dans la salle... Le calme revient instantanément.

        Des personnes se lèvent de leur siège et distribuent des tracts dans toute la salle. Le tract expose les 10 techniques de la CNDP pour organiser un débat pipeau. Il est disponible ici : http://grenoble.indymedia.org/IMG/pdf/tract-6.pdf

        Des vigiles supplémentaires viennent s’installer devant la tribune, et le tant attendu Jean Bergougnoux entre d’un pas mal assuré. Il se place derriere son pupitre et commence son discours : « Bonjour, je suis Jean Bergougnoux » Fin du discours. A Grenoble le faux débat aura duré 5 secondes.

        Bergougnoux est en effet vivement interrompu par les applaudissements et les hourras de la salle. Le brouhaha est énorme, et couvre complètement le micro. Il comprend tout de suite que les gens qui l’applaudissent sont des opposant-e-s au nanomonde qui dénoncent le débat pipeau. Un premier slogan est lancé et est repris massivement dans la salle : « Fermez Minatec et le CEA, aprés on débattra ! Fermez, Minatec et le CEA, aprés on débattra ! »

        Bergougnoux panique et essaye de se faire entendre. En vain. Sur un écran géant, des mots apparaissent, qui demandent le calme.

        Dans la salle un chant est lancé : « no nano » sur l’air de « Ti amo ». C’est là que l’on prend vraiment la mesure du nombre d’opposant-e-s présent-e-s dans la salle. Nous devons être plus de deux cent. Les bras se lèvent, et se balancent de droite à gauche au rythme de la chanson. L’effet visuel est garanti. Une banderolle « Fermez Minatec » est alors déployée. Les journalistes sont à l’affut. Des ballons de baudruches sont gonflés et lancés partout dans la salle. Des cotillons aussi. Les opposants sont en train de transformer le faux débat en fête anti-nanos. Les gens se lèvent partout dans la salle. Les tracts de la CNDP sont froissés et jetés partout. Des drones en papier survolent la salle.

        Bergougnoux anéanti a renoncé à parler. Sur l’écran géant, le débat est annulé. Les slogans et chants continuent à fuser : « Flics, chercheurs, ou militaires, qu’est ce qu’on ferait pas pour un salaire ? » « Remboursez Minatec » « Les nanos, c’est pas vert, c’est juste totalitaire » « Nanos déjà là, on débat pas » Sur l’air de YMCA : « CNDP, participer c’est accepter... »

        Une personne monte sur scène et s’empare du micro, elle est violemment ramenée dans la salle par trois vigiles.

        Les vigiles se sont regroupés à l’avant de la salle. Dorothée Cellard a fait rentrer des flics de la BAC en nombre. La tension monte. Des boulettes de papiers et les cotillons continuent à fuser de partout. « Tous pucés, tous fliqués, fermez Minatec » « Ni moutons, ni robots, fermez Clinatec »

        A ce moment là, un encravaté en train de se faire interviewer est recouvert de crème chantilly ou de mousse à raser par une personne. Intervention musclée de vigiles et keufs qui l’interpellent et le sortent de la salle. Ca se bouscule contre les vigiles pour essayer de récupérer la personne. La salle se met alors à crier : « Libérez notre camarade », et « On part pas sans lui » en tapant sur les sièges. Quelques minutes aprés, une personne visiblement responsable de la sécurité, vient parler au micro et annonce sa libération. Le camarade est effectivement ramené dans la salle sous les applaudissements.

        Le brouhaha est toujours ininterrompu. La plupart des chercheurs qui étaient venus pour bourrer la salle sont déjà sortis. Nous décidons alors de partir. Pour éviter des interpellations, nous sortons en chaînes, au cris de : « A chaque débat, on sera là ». Du fait de notre nombre, la sortie prend un peu de temps.

        En arrivant dans le hall, nous pouvons voir à travers les vitres des rangées de gardes mobiles qui encadrent chaque coté de la sortie. « Il est beau le nanomonde ! ». Nous restons en chaînes. Quelques secondes aprés, ils reculent et nous décidons de sortir, toujours en scandant des slogans. Nous prenons quelques minutes pour vérifier que tout le monde va bien, puis nous nous dispersons tranquillement. Ce soir les opposant-e-s au nanomonde ont réussi leur coup.

        Désolé Jean, ce soir le « débat » n’a pas eu lieu. Vous aviez pourtant 2 millions d’euros de budget. Vous aviez bourré la salle de chercheurs. Vous disposez de tous les moyens de communication imaginables. Vous avez embauché une agence spécialisée dans la manipulation d’opinion. Vous aviez aussi installé un dispositif de sécurité impressionnant. Malgré cela, plus de 10 000 tracts distribués, des centaines d’affiches collés, une conférence de presse annulée par les opposants, des dizaines de tags anti nanos sur les murs de la ville, des banderolles accrochées, l’invasion de Minatec... et un travail de fond des opposant-e-s depuis bien plus longtemps, ont permis de saboter ce soir votre campagne d’acceptabilité.

        Ce n’est pas fini, nous passons le relai aux autres villes. Plus d’infos sur www.nanomonde.org, le site du débat public sur les nanotechnologies.

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        • Chacun sa façon d’analyser, de réfléchir.
          Vous préférez le prêt à penser (avec les outils de propagande), d’un petit groupe (très petit) de Grenoble pour répondre par copier coller, au lieu d’avoir une pensée un peu autonome.
          Allez lire sur leur site nanomonde.org. Allez les écouter comme je l’ai fait dans leurs "conférences"... et réfléchissez
          Leur site, c’est du travail très moyen de petit journaliste a priori et à charge. Deux traits intéressants de leur prêt à penser : 1 ; l’autosatisfaction assez "narcissique"... 2 l’usage fréquent de l’éthymologie (souvent en conférence de leur responsable...) pour user d’un petit vernis de "sachant", en fait pour vous faire croire que les mots que vous utilisez au quotidien ne sont pas ceux que vous croyez et alimenter le "on vous ment".... C’est mieux pour vous dire que lui il sait, et pas vous non ? Pour vous convaincre, allez voir le texte sur radio grésivaudan qui leur a offert une tribune complaisante ou même allez l’écouter... Une fois suffit.
          J’étais à Grenoble. J’en connais l’histoire. Ils n’étaient pas aussi nombreux qu’ils le disent. Un bon nombre des "chahuteurs" étaient là sans rien connaître aux nanos (ils me l’ont dit).
          Alors, . êtes vous de ceux qui croyez au débat, à la discussion ? ou au suivisme potache aisé de ceux qui vous présentent les choses de façon manichéenne pour "ficeler" votre libre arbitre.
          Leurs questions sont souvent bonnes... l’opposition aux nanos est une attitude défendable. La destruction du débat est une attitude insensée qui fait le lit du passage en bloc en réponse à l’opposition en bloc.
          Analysez jusq’uau fond les assertions de PMO : vous verrez qu’ils mentent souvent et utilisent les ficelles du journalisme à sensation.
          Juste une suggestion : leur affiche pour Caen : "un opéré de la hanche voit son ADN muter"... remontez aux sources, examinez le contenu de l’information scientifique... vous verrez que leur affirmation est mensongère sur chaque mot utilisé....

          Une pensée autonome, c’est intéressant y compris pour ne pas gober les manipulations des supposés révolutionnaires.

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          • Bonjour,

            Il me semble qu’on peut légitimement remettre en cause l’indépendance de la Commission de débat public, notamment pour les raisons évoquées dans ce texte. On peut aussi s’interroger sur la pertinence de participer à un débat alors que l’Etat a déjà investi massivement dans les nanotechnologie.

            Nous pensons que c’est un moyen de canaliser les oppositions.

            D’ailleurs, qui a entendu parler de ce débat à Rennes, avant qu’il soit montré du doigt par les opposants ?

            Moralité : Un débat qui ne peut avoir d’impact sur les décisions réelles ( pour ou contre le développement des nanos, et non comment les nanos, comme cela est proposé ici) n’est qu’une grosse campagne de comm’ destinée à légitimer des décisions déjà prises.

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            • Bonjour

              l’assurance auto est arrivée après la première voiture
              Le parapluie, après la première pluie.
              etc...
              Bien sûr, il y en a pour dire "stop à toute forme de nano..." sans se rendre compte de ce que veut dire ce champ que ces opposants ne tentent pas vraiment de cerner : au contraire, ils y amalgament tout ce auquel ils s’opposent (sans que je nie la légitimité de certaines oppositions). Qui trop embrasse mal étreint ; c’est valable il me semble tant pour la mise en débat que pour l’opposition.

              L’appareil photo argentique était "nano" sans le dire. Les lipides du jaune d’oeuf sont en vésicules nanométriques.... Le mot nano n’est qu’un packaging "recherche et technologie" attrape tout. On aurait aussi pu dire les "microtechnologies" lors de l’invention du mircoscope. Et on aurait alors discuté du rejet en bloc... Pourquoi pas ...

              Quand à la légitimité et l’indépendance, on peut toujours effectivement se poser la question, et regarder effectivement comment ça fonctionne. Le débat a été demandé par le Grenelle, le gouvernement n’étant naturellement pas très chaud.

              Et n’y a-t-il pas un peu contradiction dans vos termes entre "un débat dont on entendait pas parler..." et "grosse campagne de com" ?

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