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NDDL : mobilisation à Nantes samedi 9 janvier !

mardi 5 janvier 2016

groupe libertaire Lochu et la liaison Vannes de la fédération anarchiste

Salut,

Notre-Dame-Des-Landes :

2 rendez-vous cette semaine :

- Mercredi 6 janvier à Vannes : Afin de contribuer à la mobilisation pour le grand rassemblement de samedi à Nantes, le collectif du Pays de Vannes distribue un tract. RENDEZ-VOUS DEVANT LE PARKING VINCI, place de la République (près de la Poste du centre-ville) à 9h30.

- Samedi 9 janvier : mobilisation générale des opposant-e-s au projet d’aéroport suite à l’annonce de l’audience en expulsion des habitant-e-s et paysan-ne-s historiques le 13 janvier 2016 !

9 janvier – Pourquoi faut-il venir ? + précisions logistiques : http://zad.nadir.org/spip.php?artic...

L’idée est de bloquer le périphérique de Nantes. En tracteurs, à vélo et à pieds ! Instruments de musique et mégaphone bienvenus.

Des départs groupés sont organisés dans le Morbihan (prévoir son pique-nique) :

- Lanester : RDV covoiturage au parking à coté du Mac Crado à 9h30.
- Pontivy : 8h45 sur La Plaine
- Le Collectif du Pays de Vannes contre le projet d’aéroport organise un car : 8h30 Auray rond point du Ballon 9h00 Vannes vers Leroy Merlin 9h30 Muzillac aire de covoiturage Participation : 10 € minimum. Retour vers 18h à Vannes. Pour être sûr-e d’avoir une place, téléphonez au 02 97 42 58 24

Évidemment, le groupe libertaire Lochu et la liaison Vannes de la fédération anarchiste seront de cette mobilisation ! Lieu d’expérimentations sociales, d’autogestion, la Zad mérite tout notre soutien et les porteurs du projet d’aéroport tout notre mépris. No pasaran !

@narchas salutations.


Déclaration de COPAIN 44 à la presse ce matin

Tous mobilisés le samedi 09 janvier 2016 à Nantes et partout en France pour l’abandon des procédures d’expulsions sur la Zad de Notre dame des landes.

Nous, paysans de Copain du 44 et de toute la France, notre colère est montée d’un cran début décembre : le gouvernement osait demander l’expulsion immédiate des opposants historiques vivant sur la zad, onze familles et quatre fermes.

Il n’y aura pas d’aéroport à Notre Dame des Landes parce que nous nous y opposerons par tous les moyens.

Pour cette raison, nous ne laisserons pas disparaître les fermes de la zad et les familles de paysans que nous défendons et soutenons depuis 1973.

S’ils sont encore là aujourd’hui, c’est bien sûr par leurs convictions, et leurs engagements personnels, mais c’est aussi parce que nous nous sommes tous mobilisés, en particulier au moment de l’opération César. Si les paysannes et paysans des quatre fermes les plus menacées aujourd’hui ont choisi de rester avec leur familles et leurs troupeaux dans ce contexte éprouvant, c’est aussi parce que 400 paysans en tracteurs sont venus à NDDL, puis 500 à Nantes, et que Copain a tout fait pour les soutenir.

Aujourd’hui, leur résistance envers et contre tout, est devenu pour nous le symbole de notre engagement à tous pour une autre façon de concevoir l’aménagement du territoire, la protection des terres agricoles et nourricières et la mise en place d’autres pratiques respectueuses de l’environnement. Nous sommes tous responsables de la situation où ils se trouvent aujourd’hui. Nous sommes venus les défendre parce que l’Utilité Publique du projet, décrétée en 2008, a été largement mise en doute par de nombreux apports scientifiques. Les projets d’utilité publique, nous paysans on connaît. Nombre d’entre nous ont cédé des surfaces agricoles pour sécuriser des routes, construire des collèges ou des hôpitaux.

Mais là, nous sommes venus plusieurs fois à plus de 500 en tracteur à NDDL ou à Nantes pour demander, avec tous les autres opposants, que la DUP de 2008 soit remise à plat, et que l’optimisation de l’aéroport actuel face l’objet d’une réelle étude objective.

Les porteurs du projet savent leur cause perdue sur le fond du dossier, alors on ne parle plus que de zone de non droit à coup de grandes déclarations et de pétitions de riverains. La meilleure façon de redonner de la sérénité au riverains est d’abandonner immédiatement ce grand projet inutile.

Le gouvernement sait aujourd’hui qu’il sera impossible de vider la ZAD par la force, alors malgré les engagements du président Hollande, il décide de frapper les occupants historiques, avant même l’aboutissement de tous les recours. Ou est l’urgence alors que AGO redistribue les terres agricoles pour les cultures de la saison à venir.

Pour toute réponse, fin décembre AGO, pour le compte de l’état, réactive la procédure abandonnée le 10. La colère monte encore.

Nous ne pouvons toléré que pour des intérêts personnels économiques, politiques ou électoraux, bien loin de l’utilité publique, on joue avec l’avenir de milliers d’hectares de terres nourricières et de dizaines de familles qui la font vivre.

Parce que expulser les habitants et les paysans historiques de la ZAD, c’est nous expulser à terme de nos fermes et piétiner les valeurs que nous défendons au long cours, nous appelons tous les paysans à venir nous rejoindre le samedi 9 janvier sur le périphérique de Nantes avec leur tracteur, signe indéniable de la mobilisation paysanne, pour protéger les terres, les habitants et les paysans de Notre Dame des Landes.

Nous appelons partout en France les paysans à se rassembler en même temps devant les lieux de pouvoir. Dès aujourd’hui, nous demandons solennellement à Mr Hollande d’honorer ses engagements et de faire stopper immédiatement toute procédure d’expulsion jusqu’à aboutissement de la totalité des recours.

Mr Hollande, stopper cette procédure c’est éviter le pire que pourrait provoquer l’éclatement de la colère.


Un texte d’occupant-e-s de la zad sur la mobilisation du 9 janvier, sur les dynamiques pensées en assemblée et sur les raisons de faire en sorte qu’il y ait beaucoup de monde et de détermination ce jour là. Il est possible de le rediffuser autour de vous aux personnes qui pensent rejoindre cette mobilisation.

Depuis la zad de Notre-Dame-des-Landes - Ce que nous voulons pour le 9 janvier

Nous sommes un groupe d’occupant-e-s de la ZAD qui participe aux assemblées d’organisation du 9 janvier. Ce texte a l’ambition d’énoncer, depuis notre position dans le mouvement, quelle dynamique on souhaite pour ce moment. Il s’agit à la fois de diffuser le consensus d’action élaboré dans les assemblées, et de partager des réflexions pour contribuer à se tenir ensemble ce jour là.

Le procès du 13 janvier est une attaque sans précédent contre les habitants et paysans résistants de la ZAD. Une attaque du même ordre que celle de l’automne 2012, même si elle ne prend pas cette fois ci la forme d’une intervention policière, du moins pour l’instant. AGO-VINCI veut à tout prix acculer les habitant-e-s au départ, en les menaçant d’expulsion sans délai, de saisie de leur bien et de leur cheptel et en réclamant qu’ils soient condamnés à des amendes journalières exorbitantes.

Le 9 janvier, nous voulons arracher l’abandon des procédures d’expulsions et d’expropriations à l’encontre des habitant-e-s dits historiques de la ZAD. Nous voulons reprendre l’initiative et l’offensive, face aux attaques répétées de ces derniers mois contre le mouvement : relance des procédures contre les habitant-e-s, nouveaux appels d’offres pour les travaux, campagne médiatique contre la ZAD... Le 9 Janvier est donc un jour décisif. Pourtant, nous ne l’envisageons pas comme un coup d’éclat sans lendemain mais plutôt comme le début d’une montée en puissance afin d’arracher l’abandon du projet dans les deux années qui viennent.

Pour la journée du 9 janvier, l’assemblée du mouvement a imaginé une forme spécifique qui n’a pas vocation à devenir une ligne figée. Le mouvement pourra en utiliser d’autres, que ce soit en cas d’attaque sur la zone ou de futures mobilisations. Ce 9 janvier, plusieurs convois de vélos et de tracteurs convergeront des 4 points de la région pour faire un grand banquet au pied du pont de Cheviré, ils seront rejoints par un manif piétonne au départ de Neustrie. Si les autorités cherchent à nous en empêcher, nous trouverons ensemble le moyen de nous déployer sur les axes de circulation de diverses autres manières, en divers points. Cette forme, est un pari audacieux. L’action conjointe, ce jour là, de différents convois, avec les paysans solidaires et les comités locaux, préfigurera le blocage décentralisé de la région en cas d’expulsion de la ZAD ou de démarrage des travaux. Ce 9 janvier est organisé dans la plus grande urgence, mais nous en ferons néanmoins une démonstration de force.

Dans ce contexte de menace renforcées, le blocage est - avec l’occupation - l’une des pratiques à même de dépasser les désaccords qui traversent régulièrement le mouvement autour des formes et objectifs des manifestations de rue. Tiraillé par ces divergences stratégiques, celui-ci a eu trop tendance à se replier sur ce qui se construit à l’intérieur de la ZAD. Ce qui s’y joue est passionnant et crucial pour l’avenir mais insuffisant pour obtenir en soit l’abandon du projet. Ces derniers mois, la volonté de mener de nouveau des actions unitaires à l’extérieur de la zone, facilitée par l’acharnement de Manuel Valls contre la ZAD et ses habitants, a permis à la lutte de reprendre progressivement du poil de la bête et de sortir de l’attente d’une intervention. Se sont succédés un rassemblement à Angers contre les naturalistes collabos du GECCO, un blocage de l’usine Nobelsport de Pont de Buis avec les comités de soutien du Finistère, un convoi « CAP sur la COP » qui a bravé l’état d’urgence jusqu’aux portes du palais de Versailles. Alors que l’État cherche à resserrer l’étau, il est vital d’amplifier cette dynamique.

Nous invitons donc, ce 9 janvier, toutes celles et ceux qui veulent renforcer cette lutte à faire preuve d’une attention particulière aux différentes composantes du mouvement : aux habitant-e-s concerné-es par ces procédures qui portent avec nous cette action mais dont la plupart ne souhaitent pas que ça tourne à l’émeute ; aux paysan-nes qui mettent leur outil de travail en jeu sur le periph ; mais encore à toutes celles et ceux qui seront à nos côtés ce jour là.

Avoir une attention particulière à se tenir ensemble, dans notre diversité, c’est par exemple ne pas chercher à déclencher un affrontement direct avec la police, ce qui serait absolument anti-stratégique ce jour là. Mais c’est aussi savoir faire bloc en cas de charge pour éviter les arrestations. C’est ne pas chasser les journalistes dont la présence est perçue comme nécessaire par nombre d’entre nous dans ce contexte. Mais c’est aussi ne pas harceler les personnes qui se masquent parce qu’elles ne veulent pas être prises en photos par la police. C’est être en capacité de dialoguer tout en gardant en tête les objectifs communs de la journée : que ce soit face à un automobiliste exaspéré, face à un citoyen qui entreprend de démontrer en quoi peindre un slogan sur la route serait une « action violente », ou face à quelqu’un qui se laisserait emporter par la colère qu’attisent les provocations policières. Le succès de cette action repose sur notre capacité à faire qu’au fil de la journée les diverses initiatives soient comprises et portées ensemble.

Ce qui fait notre force c’est de nous être mis d’accord en assemblée du mouvement sur l’objectif du 9 janvier et sur l’ambiance que nous y voulons. Ce jour-là, ce n’est qu’en faisant preuve d’une intelligence collective transversale aux différentes sensibilités qui font cette lutte, que nous parviendrons à constituer une puissance à même de faire plier le gouvernement.

Des occupant-e-s de la ZAD

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