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Maroc. La société STMicroelectronics licencie arbitrairement des syndicalistes.

jeudi 18 août 2005

La société transnationale STMicroelectronics licencie arbitrairement des syndicalistes à Rabat.

dimanche 31 juillet 2005

La société STMicroelectronics est une société transnationale implantée dans 26 pays et côtée dans les plus grandes bourses du monde. L’Etat français est un de ses actionnaires. Elle dispose à Casablanca de 3 usines et à Rabat d’un centre de conception et de recherche. Elle est spécialisée dans la fabrication des semi-conducteurs utilisés dans les téléphones portables, les téléviseurs numériques et autres domaines de télécommunications.

Dans son centre de conception et de recherche basé provisoirement à l’Ecole Mohammedia d’Ingénieurs de Rabat, la société STMicroelectronics emploie 170 ingénieurs d’état issu(e)s des grandes écoles marocaines et étrangères. En date du 13/07/2005, ces ingénieurs ont tenu une assemblée générale au local de l’UMT à Rabat.

Et après avoir discuté de leurs conditions matérielles et morales au travail, ils ont constitué leur syndicat et élu un bureau syndical conformément au code du travail marocain. Le lendemain, la direction a déclaré l’état d’alerte, a convoqué individuellement tous les délégués syndicaux, et les a menacés de licenciement s’ils ne démissionnent pas du bureau syndical ou changent de syndicat (UMT), en leur fixant comme ultimatum le 25/07/2005.

Le 26/07/2005, la direction a mis en exécution ses menaces et a licencié le secrétaire général Rachid Boukhari et un assesseur Nabil Chiadmi. Le bureau régional de l’UMT de Rabat-Salé-Témara, réuni ce jour 26/07/2005, tout en soulignant la gravité de ces mesures antisyndicales qui constituent une violation aux normes internationales du travail, à la constitution et au code du travail marocains :

- condamne énergiquement les licenciements arbitraires à l’encontre des membres du bureau syndical et exige l’annulation de ces mesures antisyndicales et la reconnaissance du droit syndical par la société STMicroelectronics ;

- demande aux autorités locales et administratives, notamment le ministère de l’emploi, d’assumer leur responsabilité et d’intervenir pour la réintégration des deux syndicalistes, de mettre fin à l’état d’alerte et faire prévaloir la loi au sein de cette société ;

- appelle toutes les forces démocratiques, des droits humains et syndicales à soutenir les salariés de la société STMicroelectronics de Rabat dans leur lutte légitime pour imposer le droit syndical et l’amélioration de leurs conditions du travail.

Le Bureau Régional de l’UMT Rabat le 26/07/2005

Source : Solidal

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