Accueil du site > Syndicalisme / Luttes > Manifestants condamnés le 22 avril 2016 à Rennes. Tous innocents mais Tous (...)

Manifestants condamnés le 22 avril 2016 à Rennes. Tous innocents mais Tous condamnés !

mercredi 27 avril 2016

SUD SANTE SOCIAUX 35

Le 22 avril, 9 manifestants interpellés les 31 mars et 9 avril étaient convoqués au tribunal correctionnel de Rennes. Ils faisaient l’objet pour la plupart d’accusations identiques et stéréotypées : Participation à attroupement armé et jets de projectiles sur les forces de l’ordre. Un autre était accusé de rébellion après avoir été interpellé parce qu’il filmait la manifestation et les forces de l’ordre.

Une relaxe pour le seul inculpé qui n’avait pas de témoignage de policier contre lui.
6 condamnations à 6 mois avec sursis et 210 heures de TIG
1 condamnation à 2 mois fermes et 4 mois avec sursis pour un inculpé qui ne voulait pas faire de TIG puisqu’il estimait ne pas être coupable.
1 condamnation à 3 mois avec sursis et 105 heures de TIG : le jeune interpellé parce qu’il filmait la manifestation.
Auxquelles s’ajoutent des amendes et indemnités et une interdiction totalement surréaliste de port d’arme pendant 2 ou 5 ans.

Nous avons assisté à une parodie de justice. Les accusations étaient étayées par les seules déclarations d’agent des forces de l’ordre. Aucune preuve formelle n’est venue apporter du crédit à l’accusation. Le juge a systématiquement balayé tout ce qui venait contredire les accusations.

Une phrase résume la teneur du procès. Elle a été tenue par l’avocat des parties civiles : « ce est pas parce que personne n’a vu monsieur X lancer des projectiles qu’il ne l’a pas fait. »

Cette scandaleuse argumentation de l’accusation qui prétend se passer de preuve a été reprise et assumée par le juge et le procureur. D’autant plus que les gardes mobiles ont filmé sans discontinuer la manifestation, rue Jean Jaurès.

Ce dernier ne s’est pas embarrassé de l’absence de preuves pour faire des réquisitions sidérantes : des peines de prison ferme, la remise au goût du jour de la peine de bannissement : interdiction aux accusés de pénétrer dans le centre ville de Rennes pendant 2ans, des dommages et intérêts pour préjudice moral aux policiers qui ont admis n’avoir été atteints par aucun projectile.

Le message adressé au mouvement social est clairement politique. Le pouvoir est prêt à condamner n’importe quel participant aux manifestations sans s’embarrasser d’apporter la preuve d’une culpabilité. C’est aussi une pression, en complément du comportement très agressif des policiers, pour inciter les participants aux manifestations à rester chez eux et tenter de casser la dynamique de la mobilisation.

La partialité de cette justice est établie. La Justice est elle encore indépendante ou aux ordres ? Les états doivent protéger le droit de manifester dans les lieux publics et prendre les mesures nécessaires afin d’assurer la jouissance effective de ce droit. (article 11-CEDH)

Sud Santé sociaux 35 demande un traitement objectif, équilibré et exact.

SudSantésociaux 35 renouvelle son soutien inconditionnel à tous les condamnés et encourage tous les manifestants de ne pas se laisser intimider. Nous appelons à amplifier le mouvement contre la loi Travail jusqu’au retrait définitif du projet par une participation massive et pacifique aux manifestations à venir du 28 avril, du 1er Mai et du 3 Mai 2016.

Monsieur Adam Eric
Secrétaire départemental
Sud Santé Sociaux 35
Fait le 27 Avril 2016 à Rennes

Proposer un complément d'infos

SPIP | Par défaut, SPIP notre CMS est respectueux de la vie privée de ses visiteurs et ne pose pas de cookies de traçages ou publicitaires. Suivre la vie du site RSS 2.0