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Lettre ouverte des personnels enseignants du Lycée Théodore Monod.

mardi 6 juin 2006

Les personnels enseignants du Lycée Théodore Monod Réunis en assemblée générale, ce matin

Le 30 mai 2006.

Objet : un silence assourdissant.

A l’attention de Mr Gallon, Chef du SFRD Bretagne,

En date du 10 avril,

nous vous écrivions au sujet de notre amertume devant l’absence de tout représentant du SRFD Bretagne au Conseil d’Administration de l’EPL Théodore Monod.

Le 14 avril, les représentants des personnels de l’EPL vous adressaient un courrier contenant les motions qu’ils avaient soumises à ce même Conseil d’Administration, ainsi que les signatures des personnels qui les approuvaient.

Le 12 avril, une délégation du SNETAP rencontrait, à Paris, des membres du cabinet du ministre.

Le 17 mai, 450 agents, parents et élèves manifestent à Paris, venus de toute la métropole et des DOM.

Malgré tous ces signaux, votre silence.

Le SRFD Bretagne est-il encore l’interlocuteur des personnels ? Nous attendons toujours, de votre part, des réponses qui ne seraient pas un simple accusé de réception. Vous n’êtes pas sans savoir que l’inquiétude monte chez les personnels. Inquiétude par rapport aux agents TOSS (qu’en est-il de la reconduction des ACR TOSS, dont le contrat, à 25% s’arrête au 30 juin ? comment s’attaquer au déficit entre le nombre de postes budgétés et le nombre de postes occupés, même avec des agents sur budget ? C’était tout l’objet d’une des deux motions que les personnels vous ont transmises, mi avril). Inquiétude quant à la dotation globale horaire des établissements que vous n’avez pas communiquée, contrairement aux recommandations de la DGER.

A ce sujet, SIBLE (information de pure comptabilité que vous avez substitué à la DGH par établissement) n’est qu’un outil doublement tronqué. Tronqué par le plafonnement des effectifs qu’il définit a priori, avec des répartitions par classe surréaliste mais, semble-t-il, « juteuses » en terme d’économie d’heures ; la déclinaison horaire, par discipline, oublie un élément fondamental : ça n’est pas le nombre d’élèves qui fait la mission d’enseignement, mais la mission d’enseignement (avec, notamment et surtout, ses programmes) qui se définit et se justifie elle-même.

A cet égard, il est curieux que des enseignements optionnels mais obligatoires (notamment la LVII en 2nde GT) ne soient pas clairement identifiés, mais figurent au titre « Enseignement optionnel non affecté ». Nous pouvons par là comprendre comment le SRFD sacrifie certains enseignements, les fait disparaître (comme c’est le cas, d’après nos collègues, à Pontivy) et comment les établissements ne les affichent plus au moment des inscriptions et du recrutement des élèves.

Comment allez-vous justifier auprès des parents, dont les enfants ont commencé leur scolarité en 2nde au lycée, avec l’apprentissage d’une LVII, que, poursuivant leurs études dans une filière techno, ils ne suivront plus cet enseignement ? Les personnels vous avaient communiqué un motion votée en CA et signée par un grand nombre d’entre eux, qui concernait le maintien de la LVII et de l’enseignement optionnel facultatif : vous ne leur avez pas répondu. Tronqué aussi, parce que SIBLE n’offre qu’une vision parcellaire des besoins des établissements.

En effet, la note de service DGER/POFEGTP/N2004-2047, du 17 mai 2004, définit explicitement ce qu’il faut entendre par « DGH » : « la DGH correspond à l’évaluation d’un besoin. Celui-ci se compose : Ø Des besoins pédagogiques (face à face élève) pondérés par les classes BTS et les classes préparatoires Ø Des besoins liés aux décharges et services réglementaires (1re chaire, décharges laboratoire, etc...) Ø Des besoins liés aux autres activités et missions. » En me référant à cette note de service, qui en donne la définition, je n’oublie pas ce qui suit, à savoir « une base prévisionnelle d’effectifs », mais je n’y lis rien qui concernerait une « base plafonnée d’effectifs ». Or SIBLE néglige totalement ces deux derniers besoins : est-ce donc par là que vous escomptez quelques économies de moyens ?

De fait, les informations dont nous disposons actuellement montrent que

. La Dotation Globale Horaire de l’année scolaire 2005-2006 (DGH +DGH C) s’élevait à 44 940 heures (pour environ 634 élèves en septembre)

. SIBL’E, qui ne prend en compte que le face à face élève, s’élève à 38 381,10 heures (pour un effectif prévisionnel plafonné à 635).

· Soit un déficit de - 6 558,9 heures.

· A supposer même que sur ces - 6 558.9 heures, on obtienne un réajustement équivalent aux 2820 heures de la DGH C de l’année scoalire dernière (pour les autres besoins non prévus par SIBL’E), le déficit serait de - 3 738.9 heures.

Cela fait beaucoup ! Notamment en termes de nombre de postes, qui, ramenés sur l’année (calcul global), baisse de - 10 ou, seconde hypothèse, - 5 postes.

Il serait temps, Monsieur, que vous donniez un signe de vie, Que vous communiquiez impérativement et dans les plus brefs délais la DGH de notre établissement.

Nous estimons nécessaire qu’à cette occasion, vous veniez rencontrer les personnels. Nous attendons de votre part, et sous huitaine, une proposition de date.

Soyez assuré de notre détermination à ne pas laisser la DGER et le SRFD démanteler sciemment l’Enseignement Agricole Public et Laïque.

Pour les personnels,

N.B. : copie transmise à

Mr Tourtelier, député d’Ille et Vilaine

Mr Rouault, député d’Ille et Vilaine

Mme Loget, Présidente du CA et Vice-Présidente du Conseil Régional

L’association des parents d’élèves du lycée agricole Théodore Monod

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