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Le premier numéro du Plan B est dans les kiosques. La laisse d’or : Jean Peyrelevade

lundi 17 avril 2006

site à visiter : le plan b

En vente :

1. LIBRAIRIE PLANETE io

7 rue St Louis 35000 - Rennes

2. ALPHAGRAPH

5 rue d’Echange 35000 - Rennes

La lutte est acharnée mais Le Plan B ne décerne la laisse d’or qu’au plus servile.

Prétentieux, richissime, acariâtre, opportuniste, Jean Peyrelevade est tout cela.

Il se situe également au point de rencontre de l’univers des patrons qui plastronnent, des médias qui mentent et de la gauche qui capitule. Mais, désormais, Peyrelevade aimerait aussi passer pour le procureur d’un « capitalisme total » dont il a été un des principaux artisans - et profiteurs. Directeur adjoint de cabinet du Premier ministre Pierre Mauroy en 1981, il fait ensuite son nid (et sa pelote) dans la banque (Stern, puis l’UAP). Son grand ami Alain Minc, qu’il a beaucoup fréquenté à la Fondation Saint-Simon (en compagnie de Laurent Joffrin, Pierre Rosanvallon et Christine Ockrent), va veiller à ses intérêts. Il décrochera pour lui la direction du Crédit lyonnais en 1994. Peyrelevade l’admet : « C’est Minc qui a suggéré à Édouard Balladur de me nommer à la tête de la banque. » Le banquier socialiste financera alors plusieurs patrons surendettés - Pinault, Arnault, Lagardère - et les introduira au conseil d’administration du Lyonnais. Plus tard, retour d’ascenseur : Peyrelevade siégera au conseil de surveillance de Lagardère... Mais en restant de gauche. La preuve ? Pascal Lamy et DSK sont ses amis ! Une autre preuve ? Peyrelevade a appelé à voter Jospin en 2002 et, pour soutenir le « oui » au référendum européen, il a roucoulé à côté de son ami Philippe Val à l’émission « Mots croisés ».

En 2000, avec plus de 3 millions de francs de revenus, Peyrelevade compte au nombre des cumulards les mieux payés de France (il siège alors dans huit conseils d’administration, lapant les jetons de présence comme un chiot du bon lait). La même année, le cumulard sermonne les salariés : « La France ne travaille pas assez. Si nous ne nous retroussons pas les manches, notre taux de croissance va encore s’affaiblir. » Et, aujourd’hui, sans se démonter, il réclame la suppression des stock-options et la présence obligatoire des salariés dans les conseils d’administration. Qui donc a introduit les stock-options au Crédit lyonnais et qui a voulu y supprimer la présence des salariés au conseil d’administration ? Jean Peyrelevade, bien sûr.

Le Plan B n°1 (mars-avril 2006)

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