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Langues régionales inscrites dans la constitution : Appel à vigilance

mercredi 16 juillet 2008, par rennes info

LDH Rennes. Langues régionales : appel à vigilance

Au cours des mois de mai et de juin, les langues régionales ont été l’objet de violents débats, suite au vote de l’Assemblée d’inscrire ces langues dans la Constitution, puis au refus du Sénat de valider cette modification. Or, il semble que la base de ces débats ait été, d’entrée de jeu, faussée : d’une part, inscrire les langues régionales dans la Constitution n’était qu’un premier pas en vue de contraindre la France à signer la Charte européenne des langues régionales et minoritaires, comme l’ont dit les députés bretons qui se sont portés en tête de ce combat ; d’autre part, cette Charte, présentée comme parfaitement anodine et modulable à la carte, est, en réalité, un texte hermétiquement verrouillé qui impose aux États signataires l’obligation de reconnaître des groupes ethniques et de leur permettre d’employer la langue de leur ethnie dans la sphère publique ; enfin, la Charte est un élément d’un dispositif beaucoup plus vaste et les langues régionales semblent bien n’être qu’un cheval de Troie, utilisé en vue d’un projet politique inquiétant.

En 1999, la section de Rennes de la Ligue des Droits de l’Homme avait engagé une réflexion qui avait abouti à une communication à Saint-Brieuc, par la suite développée par l’un de nos membres, en 2006, lors d’un colloque au Sénat (1). Ces réflexions ont été tout récemment reprises par un article de Daniel Lefeuvre qui nous semble clair (2) : la Charte précise de manière la plus nette, que les langues régionales ou minoritaires en question définissent des « groupes » au sein de la nation, distincts « d’autres groupes du même État pratiquant des langues différentes. » [article 7, alinéa 1, paragraphe « e »]. Ainsi, la France serait-elle, désormais, composée non plus de citoyens libres et égaux en droit, mais d’une mosaïque de « groupes » ethniques disposant de leur langue et d’une assise territoriale, entretenant des relations entre eux et avec d’autres groupes, par delà les frontières nationales.

Bref, derrière la défense des langues régionales ou minoritaires se cache une conception de la citoyenneté contraire à celle adoptée par la France depuis 1791. Tout cela ayant comme but ultime la destruction de l’État-nation pour rétablir une France d’Ancien Régime, « agrégat inconstitué de peuples désunis », selon la belle formule de Mirabeau, afin d’imposer une Europe des Volksgruppen (3) . »

Cette brusque actualité de la question des langues régionales dans les débats nous interroge : les langues régionales, dont personne, bien entendu, ne souhaite la disparition, bénéficient d’un enseignement autorisé par tout un arsenal législatif ; cet enseignement est largement favorisé. C’est ce que nous rappelle Robert Badinter qui a aussi le mérite de poser le problème des modifications inconsidérées de la Constitution : Une constitution est un instrument qui sert à gouverner un pays, en définissant les pouvoirs, leurs rapports, et, dans son préambule, figurent les valeurs fondamentales sur lesquelles reposent cet équilibre constitutionnel. Il ne s’agit donc pas d’un catalogue des richesses nationales ou des différents aspects de la communauté nationale. [...] S’agissant des langues régionales, nous constatons qu’elles trouvent parfaitement leur place dans les universités, dans l’enseignement [...] et que dans le domaine des associations, à plus forte raison dans le domaine privé, elles ont plein et entier exercice.

N’est-il pas à craindre que se développent ainsi des revendications en trompe-l’œil destinées à détourner l’attention des graves problèmes de l’heure ? En Bretagne, le discours régionaliste, opposant les ringards aux modernistes (les langues régionales étant devenues l’emblème de la modernité) et les jacobins partisans d’une identité française dépassée aux girondins partisans d’une identité bretonne à redécouvrir, reste particulièrement virulent. Il appelle, à lui seul, à un devoir de vigilance.

Notes :

1.http://www.communautarisme.net/Les-ethno-regionalismes-et-la-Charte-des-langues-regionales-et-minoritaires_a873.html

2.http://www.communautarisme.net/Langues-regionales-et-identite-nationale_a1022.html?preaction=nl&id=636996&idnl=36483&

3.Le projet ne serait-il justement pas de faire éclater l’État-nation, régionaliser la culture et l’enseignement, œuvrer, domaine après domaine, à une privatisation généralisée, pour en finir avec des lois sociales jugées trop contraignantes et faire de l’identitaire le moteur de la mondialisation , ainsi que l’a dit le député UMP Marc Le Fur, lors du débat du 7 mai sur les langues régionales, ce sont souvent les régions les plus identitaires qui sont le plus à l’aise dans la mondialisation ? http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2007-2008/20080153.asp#INTER_26

LDH-section de Rennes
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31 Messages de forum

  • Quelle vision archaique des "régionalismes"...

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  • Voilà que cette "ligue des droits de l’Homme" s’oppose à un des droits les plus fondamentaux des Hommes : celui de pouvoir parler sa Langue ; se justifiant en donnant une interprétation fausse et extrêmiste de cette Charte des langues régionales et minoritaires en lui faisant dire ce qu’elle n’est pas. Pourquoi les autres pays européens qui l’ont ratifié n’ont eu aucun problème, la démocratie et la liberté seraient-elles nuisibles à la France ?.. Ou plutôt à certains Français aux idéologies uniformisatrices...

    Si vigilance il doit y avoir c’est envers le discours dangereux de cette ligue qui se dit défendre les droits de l’Homme. Comment on peut simplifier autant les choses pour dire de telles imbécilités ?!

    Que ces personnes se renseignent mieux et qu’elles comprennent que les défenceurs des langues régionales qui sont partisants du multilinguisme ont des revendications qui concerne la légimité de toute langue à être pratiquée sur son territoire, ce ne sont pas des personnes qui opposent les langues entre elles comme semblent l’être les personnes de cette "ligue". Il n’y a non plus aucune opposition entre les défenceurs "modernes" du Breton et les anti-Breton "ringards", il y a une opposition entre les défenceurs du multilinguisme qui prônent l’ouverture aux autres, face aux défenceurs de l’unilinguisme qui semblent bien repliés sur eux mêmes et ignards du monde actuel.

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  • Paranoia et ethnocentrisme... Cette ligue des droits de l’homme me paraît bien suspecte.

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  • Françoise Morvan fait partie de cette ligue, si elle n’en est pas la seule membre. En tout cas on retrouve point pour point son discours, égale à lui même.

    Que la ligue des droits de l’homme, section Rennes, soit ainsi instrumentalisée voir confisquée par cette personne n’est pas à l’honneur de cette ligue qui se déconsidère.

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  • Quand la ligue des droits de l’Homme défend le nationalisme d’Etat le plus obtus, ça donne cela. il n’y a vraiment pas de quoi s’en vanter.

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  • La LDH de se déconsidère 21 juillet 12:38, par Loeiz

    C’est vraiment triste de lire cette prose nationaliste abjecte sous la signature de la LDH. Après avoir noyauté la Libre pensée, voilà que les lambertistes auraient noyauté la LDH de Rennes ? Les droits de l’homme impose le respect de tous, indépendamment de la langue maternelle. Alors pourquoi la LDH considère-t-elle les locuteurs d’une langue (le français) comme supérieurs aux autres ? Un peu d’ouverture d’esprit ne vous ferait pas de mal !

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  • Source : Ligue Bretonne des droits de l’Homme Porte parole : Michel Herjean LBDH : langues régionales, l’attitude de l’État français et celle des autres Pendant des siècles, les langues minoritaires, qualifiées de patois et les cultures locales de superstitions, n’ont eu droit qu’au mépris et à la raillerie.

    On sait que la préservation des langues et cultures moins répandues appartient heureusement aujourd’hui pleinement (en théorie tout au moins, Unesco) au corpus international des droits humains. Refuser à certains ressortissants autochtones d’un État la reconnaissance publique de leur langue traditionnelle est aussi inconcevable que l’est la volonté de poursuivre le massacre des oiseaux migrateurs protégés transitant par notre territoire. « Contrairement à ce que continuent à soutenir certains adulateurs de l’État-nation, les droits culturels des groupes différenciés doivent impérativement bénéficier du plan mondial de cette protection. »

    Comme en matière écologique, l’incurie en matière culturelle n’a que trop duré, les langues du monde disparaissent aujourd’hui de plus en plus vite. Le monolinguisme imposé par l’État français en est un des facteurs aggravants.

    La ratification de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires est obligatoire pour tout pays qui souhaite entrer dans l’Union Européenne. La France ne veut pas ratifier cette convention, mais elle y contraint les autres pays.

    La Communauté Européenne n’a reconnu l’indépendance de la Croatie qu’après la loi constitutionnelle croate du 4 décembre 1991. « La commission d’arbitrage, présidée par le Français Robert Badinter, en a jugé les dispositions conformes aux standards européens en matière de protection des minorités. En juin 2008, le sénateur Robert Badinter a voté contre l’inscription des langues régionales dans la Constitution ».

    Le Conseil Européen de Copenhague, en juin 1993, a posé les conditions d’adhésion des nouveaux pays de l’Est à l’Union Européenne. Ceux-ci doivent se doter d’institutions stables à même de garantir la démocratie, la primauté du droit, les droits de l’homme, le respect des minorités et leur protection.

    « Ailleurs dans le monde »

    La Russie est une fédération décentralisée, qui compte 89 unités territoriales, dont 21 Républiques autonomes. La Tchétchénie est une république autonome ; le tchétchène y est langue officielle. La Chine reconnaît officiellement 55 minorités. « Le tibétain est langue officielle au Tibet. Les documents administratifs chinois sont traduits en tibétain ». Le tibétain est langue obligatoire dans les écoles. Le Canada reconnaît à égalité le français et l’anglais comme langues officielles, alors que le français est largement minoritaire. Aux États-Unis, il existe depuis 1990 le Native American Languages Act, la loi sur les langues indiennes.
    - Cette loi permet à des personnes sans diplôme universitaire suffisant, à savoir les vieux locuteurs, d’enseigner les langues menacées dans le cadre de l’enseignement public
    - Elle reconnaît le droit d’utiliser la langue menacée comme langue véhiculaire dans l’enseignement public et recommande l’enseignement par immersion
    - Elle reconnaît le droit à toutes les instances locales, régionales ou étatiques de prendre des initiatives dans le domaine de la défense des langues menacées
    - Elle reconnaît les cursus, les diplômes et les examens passés en utilisant les langues menacées.

    « La France se replie sur son monolinguisme »

    En France les inquisiteurs nous aspergent de leur eau bénite au nom de saint Robespierre ou saint Gambetta. Contrairement à l’évidence quotidienne en Bretagne, les frères ignorantins prétendent que République française rime avec respect des différences. Les besogneux de la laïcité en appellent à la soumission des cerveaux et à l’alignement culturel. On dirait le Crépuscule des Dieux. Même les académiciens français, pénétrés de leur mission civilisatrice, s’y mettent. Dans leur déclaration du 12 juin 2008 ils nous disent que la langue française, forgée par l’Académie sur requête des pouvoirs publics, a forgé la France. Ils ont raison. « La France n’est pas un peuple, c’est une construction administrative. » Nos Himalayas de la culture affirment que la diversité linguistique empêche l’accès de tous à l’Administration et à la Justice. S’ils ont raison, cela pourrait signifier que la plupart des pays du monde n’ont ni administration ni justice accessibles. Cette proposition étant absurde, il reste à penser que l’Administration et la Justice française sont bien mal en point.

    « La langue bretonne n’est pas une langue française, la seule langue de France est celle de l’Académie ». La reconnaissance de la langue bretonne porte atteinte à l’identité nationale. On peut en déduire que la Bretagne n’est pas la France. Elle en est le poison, l’étranger hostile. Les plus hautes autorités demandent aux Bretons, comme aux Kanaks ou aux Corses, d’apparaître nus devant elles et de revêtir la citoyenneté française comme on porte un uniforme pénitentiaire. Nous ne serons respectés par les peuples du monde qu’en désobéissant à de telles injonctions.

    Pour la LBDH M. Herjean

    Avec l’autorisation de JPLM. [Voir le site] de Contreculture.

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  • Langues régionales inscrites dans la constitution : Appel à vigilance 21 juillet 15:01, par Pour la démocratie sans la LDH

    La LDH est comme l’état français un trompe l’oeil avec comme étendard la patrie des droits de l’homme, nous avons voté pour ces députés aux elections et maintenant il faudrait les faire taire ???? elle est où la démocratie, la LDH remet en cause le principe démocratique ???

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  • Une" ligue des droits de l’Homme" méfiante à l’égard de la reconnaissance d’un des droits humains les plus fondamentaux, celui de parler la langue de ses ancêtres : on aura tout vu ! La reconnaissance de la diversité, la démocratie linguistique et culturelle sont des droits essentiels, reconnus dans tous les textes européens et ONUsiens, si bien qu’on se demande de quelle planète vous débarquez ! Il faut par ailleurs se souvenir que la première manifestation festive de la République fut la Fête de la Fédération en 1790. Le centralisme jacobin viendra, notamment en 1793, avec les purges de la Terreur etc... Et là, les Droits de l’Homme, les amis...

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  • Affirmer que c’est contraire "à ce qu’a choisi la France depuis 1794" est une posture idéologique. Que faut-il comprendre dans ce cas par la France ? Parcequ’il ne s’agit visiblement pas des régions historiques, qui pourtant ont été à l’origine de la République. Cette défense d’une france imaginaire, par le refus de reconnaître ses origines terriennes diverses, n’est au fond qu’une forme de nationalisme idéaliste. Brandir, de façon dramatique, le spectre de la division est une technique proche de la victimisation. Cette dramatisation est pourtant infondée car, justement, la mention des langues régionales, n’oblige en rien le gouvernement quant à la signature de la charte et ne changera rien quant aux moyens mis en oeuvre pour leur sauvegarde. Par contre, la situation de l’enseignement est jugée satisfaisante, ce qui est étonnant compte tenu de la baisse permanente du nombre de locuteurs en breton. les régions qui ont participés à la création et l’évolution de la république ne méritaient et ne demandaient pas que leurs rôles et leurs spécificités soient niés. La satisfaction de la mention des langues régionales montre d’ailleurs à quel point ces groupes souhaitent être reconnus comme tels au sein de la république.

    Je crois qu’une France qui retrouvera ses racines cessera d’être une construction artificielle imposée pour redevenir un vrai projet commun, réaliste, motivant et entrainant l’adhésion volontaire de tous dans sa diversité acceptée et reconnue.

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  • La note n°3 est particulièrement éclairante ... on notera le glissement sémantique de "régionalisation" à ... "privatisation". Le tour est joué, la LDH agite l’épouvantail de la société libérale pour lutter contre la reconnaissance des cultures, et notamment la culture bretonne. Et les droits fondamentaux de l’homme là dedans ? Y en a qui prennent vraiment les citoyens pour des c....

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  • Il y a certes une part de vérité dans ces propos mais il y a aussi beaucoup de paranoia car les rapports de force ne sont pas les mêmes.

    Rappelons que la France a déjà signé un certain nombre d’articles de la Charte européenne sur les langues régionales et minoritaires ... mais elle ne l’a pas ratifiée officiellement suite au passage devant le conseil constitutionnel demandé par J Chirac.

    Arrêtons cette vision conflictuelle binaire complètement absurde et qui n’est pas vécue comme tel par nos concitoyens. Les langues régionales font partie de la modernité et la défense des droits individuels également ! Pas besoin ici de voir des groupes "ethniques" qui n’existent de toute façon pas. Ceux qui apprennent le breton ne sont pas des groupes ethniques mais des individus libres y compris dans des territoires ou la langue n’a jamais été très développée comme Nantes ou Rennes et même Paris (Diwan Paris) !

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  • C’est ça la "Ligue des Droits de l’Homme" ? Sur le plan de l’idéologie, bienvenue au XIXème siècle. Un tel article vient conforter ceux qui pensent qu’il n’y a pas d’avenir dans la pseudo mission de progrès social et civilisatrice prônée haut et fort par les tenants de la République française une et indivisible. Ca ressemble comme deux gouttes d’eau à de la prose Françoisemorvanesque avec son croustillant côté décalé de la société sur la question de la non-acceptation du voeu fort de la société bretonne de développer le brezhoneg.

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  • Vigilance 22 juillet 10:18, par Rouge

    Il existe dans ce pays une vision très archaïque et passéiste qui consiste à marginaliser tout ce qui est différent, tout cela animée par une peur de la disparition de la république. Cela se traduit par l’empêchement frontal de faire vivre les cultures, les langues et les hommes. On a ainsi à une époque assez récente tué la parole populaire dans l’ensemble des ateliers à défaut de la détruire dans les champs. Cela se traduit également par la défense d’une république sclérosée, fermée sur elle - même, sûre de ses bons droits dans l’esprit de militants qui s’infiltrent partout pour porter leur bonne parole, un danger évident pour toute évolution d’une démocratie véritable.

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  • Triste, cette prise de position de la "Ligue des droits de l’Homme" de Rennes. Navrante même. Croyez-vous vraiment que vous servez les droits de l’Homme en développant ce genre d’arguments et en refusant toute évolution légale du statut des langues régionales en France ?

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  • Magnifique !

    Magnifique démonstration de la définition des Droits l’Homme version française, la seule qui vaille, évidemment. Rassurez-vous camarades, ça n’a rien d’anti-breton, ni d’anti-basque, c’est juste La Lumière jaillissant perpétuellement depuis le siècle du même nom. Et dites-vous bien que pour ’ces gens là’ tout ce qui est externe à leur magnifique hexagone est du même acabit que les régionalistes de tout poil.

    Alors merci et faites nous encore rire.

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  • La LDH c’est en fait la LDHJC, c’est à dire la Ligue des Droits de l’Homme Jacobin et Centraliste qui ,lui, a tous les droits en France, pays borné et ethnocidaire subventionné par nos impôts, mais aucun devoir envers les peuples originels et leurs cultures, présents sur le sol de l’hexagone de nombreux siècles avant que ne naisse d’un patois local l’actuelle langue "universelle" française. Nos ancêtres bretons, (comme ceux des autres peuples, Occitans,Corse, Basque, Alsaciens, Catalans...) ont donné leur sang en premières lignes de front de toutes les guerres françaises (Louis XIV, Napoléon, 14-18, guerres coloniales, Résistance 39-45, etc ) pour construire ce pays, et aujourd’hui (depuis plus de deux siècles) on nie nos langues, nos cultures, quand on ne cherche pas à les éradiquer... En France pas de télés ni de radios pour nos peuples autochtones premiers, juste "Radio Paris" partout... Pas de Musées sur nos histoires qui ne sont pas enseignées dans nos écoles !!!! Etc, etc ... Honte à la France archaïque, jacobine, maffieuse et révisionniste. Si Robespierre et ses amis jacobins avaient été guillotinés en 1791 à la place des Girondins et Régionalistes, aujourd’hui nous serions peut-être fiers d’être français... Ce n’est pas le cas : Aujourd’hui nous regrettons que nos ancêtres aient servis la France pour si peu de remerciements et de respect. Aujourdh’hui nous sommes bretons et européens, et nions à la France le droit de vouloir continuer à nous détruire. Aujourd’hui nous demandons l’autonomie de toutes les Régions de France, et la dépose du pouvoir central jacobin et maffieux, source de tous nos ennuis. Personnellement j’ai déjà été saboté deux fois, un festival et une maison d’édition, parce que j’ai refusé avec d’autres militants bretons (avec succès) le projet profanateur d’un site départemental d’ordures ménagères sur le site de la bataille de Saint-Aubin du Cormier, où la Bretagne a perdu son indépendance en 1488... et ce type de comportement antidémocratique est monnaie courante en France, dans tous les domaines...) Honte à eux ! Que leur fin soit proche, afin que nous puissions de nouveau respirer et nous épanouïr dans la Paix retrouvée. Betek an trec’h atav ! Jean-Loup LE CUFF Artiste Breton

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  • Triste, vraiment triste... Je dirais même pitoyable. Je pensais - visiblement à tort - que le fait de militer dans une organisation qui porte - portait ? - ce beau nom de "droits de l’homme" conférait à ses membres un certain respect de ce qui faisait justement "l’autre". En l’occurence sa langue et sa culture. Je m’aperçois, avec stupéfaction, que l’antenne locale rennaise de cette organisation affiche, et ce absolument sans rire et sans le moins du monde douter de soi, des propos dignes de la plus abjecte des dictatures politiques. Mesdames et messieurs qui avaient avalisé ce discours fascisant, puis-je, en toute simplicité, vous suggérer de changer le nom de votre organisation ? Les droits de l’homme et leur défense sont une trop belle idée pour que vous les deshonoriez ainsi.

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  • La question que je me pose devant les réactions si attendues des engagés de l’emsav est jusqu’à quel point peuvent-elles être considérées comme sincères ? Pour paraphraser un des maîtres à penser du mouvement, à quand la découverte et jusqu’où l’ignorance ? Tout le contenu idéologique que porte ce mouvement a été défini entre 1930 et 1940 par les pères du nationalisme breton, et avant tout la promotion de l’enseignement du breton unifié, le breton de l’élite, conçu par l’élite et inacessible aux bretonnants de naissance. Ce en quoi c’est une langue très minoritaire...

    A l’heure où le souvenir de Srebrenica nous revient à la figure, rappellons-nous que le présent ne se mesure qu’à l’aune du passé. Merci à la LDH pour cette vigilance nécessaire.

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    • Pas de chance avec Srebrenica : adversaires, bourreaux et victimes parlent justement la même langue...

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    • Pourquoi l’unification de la langue française fut un "bienfait miraculeux" pour l’humanité toute entière (sans rire, ils sont graves!), et pourquoi celle de la langue bretonne serait entachée de toutes les ignominies les plus honteuses ? Pourquoi deux poids et deux mesures ? Le parfait bilinguisme en bretagne nous aurait-il rendu plus idiots ? Je ne pense pas, mais toute cette mauvaise foi éhontée jacobine n’a que pour seule motivation la volonté politicienne de garder dans les mêmes mains peu démocrates, tout le pouvoir et l’argent, sources de toutes les convoitises ici bas. Affligeant. JLLC

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      • Tout à fait d’accord avec vous, l’unification de la langue bretonne n’est pas la défense d’un patrimoine culturel mais est bien sous-tendue par un projet politique au même titre que l’utilisation du français rendue obligatoire dans les actes officiels par l’ordonnance de Villers-Cotteret (1539). A propos du bilinguisme, dis-moi mon Jean-Louis quand tu "caoûses" breton à Gosné où personne ne l’a jamais parlé (si ce n’est peut-être quelques enfants de bobos conduits chaque jour à grand frais à l’école Diwan de Rennes), doit pas y avoir grand mond’ dans l’bourg à comprendre c’que tu dis ? A ma connaissance le seul gâ du coin qui l’ait jamais parlé c’est le personnage de Marche-à-Terre dans le roman Les Chouans car Balzac trouvait que cela renforcait le côté farouche du Breton rebelle ! Et pour finir je ne résiste pas au plaisir de t’offrir un morceau choisi :..." Il s’agit de savoir s’il existe en Bretagne un public assez instruit de breton pour pouvoir comprendre la langue littéraire aussi distante du langage du paysan breton que la langue de M. Anatole France l’est de celle du paysan français. Nous répétons ce que nous avons dit tant de fois : le sort de notre littérature, auquel est lié celui de notre langue, et par suite celui de notre nationalité , est entre les mains de l’élite"... Roparz Hémon et Olier Mordrel, Breiz Atao, février 1925. Roparz Hémon ? Roparz Hémon ? c’est bizarre c’est un nom qui me dit quelque chose... Relire les pères du nationalisme breton dans le texte est un exercice plein d’enseignements...

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        • Dernière réponse à Monsieur Martin (?) 11 août 00:58, par JLLC

          Si les défenseurs de la Bretagne ne font pas de politique pour sa survie culturelle ,identitaire, économique, etc, celle-ci n’a plu aucun avenir dans l’intolérance jacobine qui cherche à l’étouffer depuis plus de deux cent ans, autre que dans la vitrine des musées : la politique devient une nécessité absolue pour obtenir un jour une démocratie en Bretagne (réunification territoriale, enseignement des langues et de l’histoire de Bretagne à nos enfants, une vraie télé et radios bretonnes, etc..)

          Pour répondre à Martin : 1/Je m’appelle Jean-Loup et non Jean-Louis.

          2/ On a parlé breton bien au delà de la Haute Bretagne, jusqu’au Cotentin, Mayenne, Anjou, etc (Ex : Craon en Mayenne signifie Noix en breton, Landivy, Lande d’Yves, etc) ainsi que toutes les villes, villages, hameau commençant par Bret, Brit, Brett ... désignent partout en France des lieux habités dés le Haut Moyen âge par des Brittophones...

          3/ Les brittophones n’ont rien à attendre de la France que des coups de batons : c’est ce monstre froid d’égoïsme qui a créé par réaction tous les nationalistes bretons que vous décriez. Et au vu de l’intolérance persistante et pathologique de la république jacobine, le nationalisme breton a encore de beaux jours devant lui. Je vous remercie donc de bien vouloir continuer à nous insulter, celà nous renforce.

          4/ A propos de lire dans le texte, les plus grands jacobins architectes de la république française ont également été les plus grands antisémites... seulement, l’histoire est écrite par les vainqueurs du moment, et certaines phrases d’un Jules Ferry par exemple (pour citer un cas "d’école") ne paraitrons jamais sans doute dans les manuels scolaires français. Aujourd’hui ce monsieur tomberait sous le coup de la loi... mais il est toujours préférable pour un national-jacobin de citer les 60 membres de la Bezenn Perrot plutôt que les 150 résistants autonomistes du groupe Liberté (et d’autres), et surtout plutôt que les biens plus nombreux membres de la milice de Vichy ou de telle ou telle division Charlemagne.

          Monsieur Martin, s’il vous plait, balayez devant votre porte avant de donner vos leçons de morale sur ce ton familier qui me parait assez puéril. Adieu monsieur, car vous me faites perdre mon temps. Je ne vous salue pas.

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          • A travers la citation de Hemon et Mordrel, je tenais simplement à faire remarquer que la promotion de la langue bretonne depuis le milieu du XIXème siècle s’appuie sur les élites. Ces mêmes élites qui ont tant fait pour le déclin de cette langue en privilégiant l’usage du français, encouragées en cela par le pouvoir central, processus classique de colonisation.

            Par ailleurs je ne me rappelle pas avoir évoqué le Bezenn Perrot dans mon message...Si le fait de citer le nom de Roparz Hemon vous le fait associer à la clique de Laisné, c’est inquiétant. A ma connaissance Hemon n’a jamais été associé à ce dernier en dehors de leur fuite commune vers l’Allemagne début août 1944.

            On parle plus du Bezenn que du réseau Liberté, et cela est bien dommage dites-vous, mais le souvenir laissé par le premier dans les campagnes bretonnes a été aussi plus marquant. Si ses exactions n’ont sans doute pas été qualitativement différentes de celles dues aux collaborateurs "français" des nazis (milice de Darnan, PPF de Doriot, etc...)par contre elles ont été menées au nom d’un idéal nationaliste breton à l’encontre de bretons. Permettez-nous de nous en souvenir...

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  • Droit de l’homme ?! Vous n’usurpez pas ces mots ? Qui y’a t’il dans vos propos qui ai trait au droit de l’homme ? Je n’y voit qu’haine et mépris. Reprenez vos base de français (Larousse, petit robert...) Instruisez vous Triste France

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    • et le Bescherelle dans la foulée...

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    • Moi, j’ai renoncé à discuter avec les franchouillards... Parce qu’on perd notre temps avec des cerveaux formatés à la "France éternelle",celle qui a inventé jusqu’à Dieu, imaginez un peu ! Ils confondent Etat, Patrie, citoyenneté, nationalité, et tout le reste... Ils ont oublié, s’ils l’ont jamais su, que la langue d’oil s’est imposé par la Fesse, le Fric et la Force...Et que les colonies extérieures ont vu leurs habitants massacrés, humiliés avant de prendre leur indépendance (à quelques exceptions près) après de multiples souffrances partagées par les deux bords. Pour les colonies intérieures, ils préparent la même chose, avec l’aveuglement qui les caractérise et la rapacité qui caractérise leurs dirigeants... Et la collaboration de nos traîtres locaux, comme il y en a toujours en cas d’occupation d’un Peuple par un autre. Agur Pace e salute A galon

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