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Langue bretonne : la résidence de Jean-Marc Ayrault bloquée

samedi 25 mai 2013

Le collectif Ai’ta ! organise ce samedi 25 mai, à partir de 10h00, une action de blocage pacifique de la résidence du premier ministre à Sarzeau, afin d’exiger que François Hollande et son gouvernement tiennent dès cette année leur engagement de ratifier la charte européenne des langues minoritaires. En signe de protestation, nos militants ont déposé devant le domicile de Jean-Marc Ayrault de nombreux panneaux de signalisation démontés sur les voies express bretonnes. Ces panneaux où notre langue n’a pas droit de citer sont autant de symboles de la répression qu’exerce l’Etat vis-à-vis du breton dans l’ensemble de la vie publique. Nous demandons que François Hollande tienne promesse et que le gouvernement mette enfin en place toutes les politiques indispensables en la matière. Tant que la langue bretonne et ceux qui la parlent ne seront pas reconnus et respectés, nous continuerons et amplifierons nos actions.

Ai’ta ! est un collectif qui milite de façon pacifique et non-violente pour la défense et la promotion de la langue bretonne dans l’ensemble de la vie publique. Depuis des décennies, les Bretons demandent sans relâche que la langue bretonne puisse avoir toute sa place dans la vie publique : sur le bord des routes, au sein des services publics, dans les médias, dans l’éducation... Une langue que l’on ne peut lire, écrire et parler dans tous les aspects de la vie quotidienne est une langue que l’on condamne à mort. L’Etat français n’a eu de cesse d’étouffer notre langue et notre culture et de réprimer ceux qui demandent que nos droits fondamentaux soient respectés.

Il n’est plus tolérable que cette situation persiste aujourd’hui au Pays dit « des Droits de l’Homme », et il est urgent d’agir. Pour rappel, l’Unesco classe toujours la langue bretonne parmi les langues en sérieux danger d’extinction. Notre langue doit bénéficier immédiatement d’un statut juridique garantissant son usage et sa promotion dans l’ensemble de la société bretonne et nous, Bretons, devons obtenir les moyens adéquats pour mettre en place les politiques que nous jugeons nécessaires en la matière. Lors de la campagne présidentielle de 2012, le candidat François Hollande avait pris l’engagement solennel de faire ratifier la charte européenne des langues minoritaires (56e engagement). A peine un an après son élection, le nouveau président de la république et son gouvernement semblent avoir enterré leur promesse.

Cette trahison vis-à-vis de tous les Bretonnes et les Bretons qui veulent que notre langue vive est inacceptable ! Aussi exigeons-nous que la ratification en question ait lieu au plus vite, et pour ce faire, que la constitution soit modifiée cet été de façon à permettre cette évolution indispensable à la survie de notre langue. Nous demandons tout spécialement à Jean-Marc Ayrault et aux différents ministres bretons du gouvernement de mettre en accord leurs discours avec leurs actes et d’agir avec vigueur dans ce sens. Il en va du respect de la démocratie, de la diversité culturelle et des droits de l’Homme. Ai’ta ! continuera et amplifiera sa lutte jusqu’à ce que la langue bretonne et ceux qui la parlent soient enfin reconnus et respectés.

Sarzeau, le 25 mai 2013

http://ai-ta.eu

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