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La planète finances s’effondre : la bourse de Paris perd 7% en une séance !!!

lundi 21 janvier 2008, par rennes info

Lundi noir à la Bourse de Paris (-6,83%) et sur les autres places européennes qui ont enregistré leur plus forte baisse quotidienne depuis les attentats du 11 septembre 2001.

L’indice CAC 40 a chuté de 347,95 points à 4.744,45 points, son plus bas de clôture depuis la mi-juillet 2066, après avoir touché un plus bas en séance depuis la mi-juin 2006 à 4.726,76 sur fond de sinistres dans le secteur financier frappé par la crise du crédit et de craintes croissantes d’une récession aux Etats-Unis.

Malgré la fermeture de Wall Street pour le Martin Luther King’s Day, le volume a été fourni avec 16,7 milliards d’euros dont 8,6 milliards sur le CAC.

"On a un krach en bonne et due forme. On sort de cinq ans de hausse ininterrompue. Il fallait bien que ça arrive", dit Catherine Garrigues, responsable de la gestion actions européennes chez Allianz Global Investors France.

"On est clairement dans une situation de krach", estime aussi Christophe Donay, responsable de la recherche chez Landsbanki Kepler.

"Un lundi noir comme ça, c’est spectaculaire. On n’avait pas connu une telle baisse quotidienne depuis le 11 septembre 2001", commente Arnaud Lanctin, gérant actions chez Federal Finance.

Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international, est venu apporter son éco au tableau très morose que se font les marchés de la situation économique mondiale. "La situation est sérieuse", a-t-il dit.

La crise du marché du crédit continue de faire des dégâts dans le secteur financier et touche désormais les rehausseurs de crédit américain, notamment un des géants du secteur, Ambac, dont Fitch a abaissé la note de "AAA" à "AA".

En Europe, l’indice ITraxx Xover, baromètre du marché du crédit, continue de se dégrader et s’écartait en fin d’après-midi, de 39 points de base à 482, soit ses niveaux de novembre dernier. Les analystes crédit de Société générale parlent de "débâcle".

Les Bourses places européennes ont également dévissé : Londres de 5,48% et Francfort de 7,16%. Du côté des indices paneuropéens, l’EuroStoxx 50 a chuté de 7,31% et l’EuroFirst 300 de 5,33%.

La capitalisation boursière du CAC a fondu de 87,7 milliards d’euros et la capitalisation boursière cumulée du Footsie de Londres, du Dax de Francfort et du CAC 40 a fondu de 254 milliards d’euros.

"Le marché ’price’ une récession durable, et même une stagflation. C’est exagéré", dit Catherine Garrigues qui reste surpondérée en actions et juge cet actif le plus attractif pour un investissement de moyen terme.

"Le marché semble vouloir intégrer le scénario d’une récession aux Etats-Unis avant même que les réponses au ralentissement de l’activité en termes de politique monétaire et de politique fiscale aient été actées", a dit Christophe Donay, faisant allusion aux détentes attendues des taux de la Fed et au plan de relance de 140 à 150 milliards de dollars annoncé par George W. Bush.

"Cette baisse des marchés depuis le début de l’année tient plus de la psychologie que des fondamentaux", ajoute-t-il.

Les banques, Axa, Total, Suez et Arcelor-Mittal ont été les plus gros contributeurs à la baisse du CAC. TOTAL a chuté de 6,1%.

BNP PARIBAS a chuté de 9,63%, SOCIÉTÉ GÉNÉRALE de 7,99% et CRÉDIT AGRICOLE de 9,02%. AXA a plongé de 10,08% et ARCELOR-MITTAL a accusé la plus forte baisse du CAC (-11,3%).

PEUGEOT est la seule valeur du CAC à avoir résisté avec une hausse (+2,69%).

Dans ce contexte d’aversion au risque, les rendements des emprunts ont continué de se détendre sous les 4% pour les taux à 10 ans, à 3,91% pour celui de la zone euro et à 3,64% pour celui des Etats-Unis.

Le dollar a poursuivi sa remontée contre l’euro qui est passé nettement sous la barre de 1,45 dollar à 1,4440, les craintes de ralentissement plus fort que prévu en zone euro pesant sur la devise européenne.

Le cours du baril de pétrole brut léger américain s’est fortement détendu et perdait 1,72 dollar à 88,80.

Raoul Sachs

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