Accueil du site > Syndicalisme / Luttes > La fin de la Barre-Thomas : l’histoire implacable du capitalisme réel (...)

La fin de la Barre-Thomas : l’histoire implacable du capitalisme réel !

jeudi 25 juillet 2013

SUD PTT 35

En 1999, PSA vend l’usine de la Barre-Thomas de roulements et de caoutchouc à l’équipementier italien CF Gomma. L’usine qui emploie alors 1938 salariés et qui dépend à plus de 90% des commandes de PSA subit les contraintes financières que PSA lui imposent.

CF Gomma dépose le bilan en 2006. Un fond spéculatif américain « Silver Point » (gestion de 7 milliards d’euros) fait un LBO (Leverage Buy Out) sur la Barre Thomas. Cette opération de pure spéculation financière s’organise avec le concours des banques et des pouvoirs publics : 560 licenciements en 2006 et 248 licenciements en 2008. Le Fund Silver Point revend à Cooper & Standard, un équipementier nord américain en faisant une plus value exceptionnelle, le remboursement des emprunts étant réalisé sur le travail des ouvriers. Les actionnaires de Silver Point ont été ravis.

Aujourd’hui avec la complicité des maires de Rennes et de Vitré, du Conseil général et du Conseil Régional ainsi que des fonds publics (Caisse des dépôts et Consignation), Cooper & standard veut regrouper les sites de Rennes et de Vitré à Chateaubourg. Pourquoi ? Pour réaliser une excellente spéculation immobilière (le site de Rennes de 25 hectares a vaut entre 25 et 30 millions d’euros).

Au passage, bien entendu, les patrons de Cooper et Standard annonce une première vague de 120 licenciements tandis qu’ils négocient des subventions publiques.

L’histoire de l’usine de la « Barre Thomas » est l’histoire de la financiarisation parasitaire contre les appareils de production :
- D’abord, une mise en sous-traitance d’une filière industrielle (caoutchouc)
- Puis, une crise classique de surproduction en système capitaliste
- Ensuite, une spéculation financière qui tue la production
- Et enfin, l’utilisation de l’argent public au service de cette spéculation financière au motif de sauver l’emploi !

Le Résultat ? On est passé de 1938 emplois à 1200 en 10 ans…

Il va sans dire que tant que cette logique de financiarisation parasitaire prévaudra, l’avenir de l’outil industriel est incertain et celui des salariés totalement hypothéqué.

Le syndicat SUD se prononce pour :
Aucun licenciement
Aucune attribution de subventions publiques à Cooper & Standard
La réquisition des sites de la « Barre-Thomas » et de Vitré par les pouvoirs publics si les patrons de Cooper et Standard persistent dans leur projet de concentration- délocalisation à Chateaubourg.
Le syndicat SUD se déclare partie prenante de toutes les actions et manifestations qui auront but la lutte contre les licenciements. D’ores et déjà une résistance doit se mettre en place.

Rennes le 24 juillet 2013

Proposer un complément d'infos

SPIP | Par défaut, SPIP notre CMS est respectueux de la vie privée de ses visiteurs et ne pose pas de cookies de traçages ou publicitaires. Suivre la vie du site RSS 2.0