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La Brochure Hôpital public « Silence on privatise » est paru

samedi 3 décembre 2005

La Brochure Hôpital public « Silence on privatise » est paru

Patrick Alloux

Alain Lamour

Onze millions de lettres expédiées à 80 % des foyers français, signée de Philippe Douste Blazy, ministre des Solidarités, de la Santé et de la Famille, et de Xavier Bertrand, secrétaire d’Etat à l’Assurance Maladie ; un document intitulé “Mon mémo Assurance maladie” tiré à 20 millions d’exemplaires et distribué dans 30 000 pharmacies ; des annonces presse et radio ; un site Internet dédié... Le moins que l’on puisse dire, c’est que le gouvernement ne ménage pas ses efforts pour faire avaler aux Français la pilule miracle qui doit “sauver a sécu”.

Ainsi, nul ne saurait ignorer le médecin référent, l’euro par consultation à la charge de l’assuré, le dossier médical unique ou les mirobolantes économies attendues. Mais vous avez beau écarquiller vos yeux ou ouvrir toutes grandes vos oreilles, pas une ligne, pas un mot, pas une seule parole sur l’hôpital. Par quel tour de passe-passe, nos magiciens de la santé parviennent à “sauver la sécu” sans toucher à ce qui représente 46 % des dépenses de l’Assurance maladie.

Ne vous méprenez pas : les illusionnistes libéraux ont bien pensé à l’hôpital. Sa réforme est engagée et bien engagée, sous le nom de code “Hôpital 2007”. Présenté discrètement en avril 2003, en plein tumulte de la réforme des retraites, et mis en œuvre par le biais d’ordonnances - donc sans débat parlementaire -, ce plan, si l’on en croit un communiqué de presse du ministère de la Santé du 3 septembre de la même année “vise à redonner aux établissements hospitaliers publics et privés confiance en leur avenir et fierté dans leur métier au service des Français”. En fait de confiance et de fierté, “Hôpital 2007” s’adresse surtout au secteur privé. Ce dernier peut en effet envisager l’avenir en toute sérénité : la privatisation de l’hôpital privé est bel et bien en marche.

Pourquoi ? Parce que la santé représente une sacrée part du gâteau de l’AGCS (Accord général du commerce des services) conçu par l’OMC (Organisation mondiale du commerce) : un marché mondial évalué à 3 500 milliards de dollars. Et l’hôpital constitue l’un des morceaux les plus délectables. Mais “Hôpital 2007” ne vient que parachever 60 ans de reconquête du monde libéral, qui n’a jamais digéré les ordonnances de 1945 sur la Sécurité sociale par le salaire socialisé, avec pour objectif la mise en place d’une vraie politique de santé publique par la prévention, l’éducation et la gratuité des soins.

Quels sont les enjeux de cette privatisation rampante ? Comment se met-elle en place ? quels sont les acteurs impliqués ? Comment éviter le pire ? Cette brochure se veut œuvre pédagogique pour faire comprendre à chacun d’entre nous ce qui se prépare en douceur et de manière parfaitement calculée, à savoir : les soins pour ceux qui en ont les moyens, la charité pour les autres. Magnifique retour en arrière au bon vieux temps du XIXe siècle.

Les auteurs

Patrick Alloux est syndicaliste, membre de la commission santé d’Attac.

Il est l’auteur de “La santé n’est pas une marchandise” (Les éditions de l’Atelier), préfacé par José Bové, co-auteur de “Santé, Assurance Maladie : quelles alternatives au néolibéralisme”, (Les Mille et une nuits), préfacé par Bernard Cassen, co-auteur de “La santé mondiale entre racket et santé publique”, Editions Charles Léopold Mayer.

Alain Lamour est journaliste et militant associatif.

A commander à Association « Agir » - 6 rue de la Berge - 91310 Longpont sur Orge

Teléphone : 06 81 04 22 18

e-meil : agir-contact wanadoo.fr

Tarif : prix à l’unité : 2,50 euros A partir de 50 : 2,00 euros l’exemplaire

Frais d’expédition :1 exemplaire :0,80 euros

5 exemplaires :3,80 euros

10 exemplaires : 5,30 euros

50 exemplaires :7,60 euros

100 exemplaires : 10,70 euros

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