PARIS — Certes, la justice d’exception française est condamnable, à chaque fois que nous en avons eu l’occasion à la LBDH, nous nous sommes employés à le faire. A notre avis, ce qui est encore plus pervers et condamnable, c’est la manière employée par les dirigeants politiques, toutes tendances confondues, ou les responsables de cette justice d’exception, pour mentir et tromper les citoyens en orientant délibérément les enquêtes judiciaires. La semaine dernière, en suivant l’actualité nous avons eu l’impression de nous retrouver un peu plus de huit ans en arrière : au lendemain de l’attentat du Mac Do de Quévert.
« L’effet d’annonce comme mode d’accusation pour abuser les citoyens et influencer la justice. »
Sans préjuger de l’idéologie véhiculée par les militants de l’ultra-gauche, nous ne pouvons que constater que les méthodes employés à leur encontre sont détestables. Dès l’arrestation d’une dizaine de personnes dans le cadre de l’enquête sur le sabotage contre des lignes SNCF (sabotage, au demeurant, sans risque pour les personnes), « la ministre française de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, s’est empressé de convoquer une conférence de presse » pour porter de graves accusations contre les personnes interpellées, avant même que ne débute l’enquête .
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