Aujourd’hui il n’existe pas un secteur épargné par les licenciements, la remise en cause des acquis sociaux, la course à la rentabilité ou la répression à l’encontre des "contestataires". Il n’existe pas un droit qui ne soit pas aujourd’hui battu en brèche par ceux qui nous dirigent politiquement comme économiquement.
Une journée de grève par mois ne peut que lasser la combativité des travailleurs et réduire à néant l’efficacité de leur action. Les grandes organisations syndicales, voulant éviter les débordements, n’ont pas voulu que la mobilisation de millions de personnes en janvier et en mars se poursuive afin d’imposer des règles sociales plus justes, l’arrêt des licenciements et des suppressions de postes dans la fonction publique, l’augmentation des salaires, ...
L’enjeu n’est plus de nous défendre mais de reprendre l’offensive. Il nous faut imposer enfin ce rapport de force qui nous permettra de mettre à mal le capitalisme et sa logique d’exploitation. Sans les travailleurs, les patrons et l’État ne sont rien. Nous n’accepterons pas l’enrichissement éhonté de ceux qui nous demandent en plus de payer leur crise.
C’est pourquoi l’Union Locale CNT de Rennes n’appelle pas à cette journée du 13 juin qui sera une fois de plus sans suite. L’heure est à un syndicalisme de lutte de classe, autogestionnaire et offensif : la peur doit changer de camp !
Union Locale CNT 35