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Gros malaise à la plate forme colis de la poste du Rheu

dimanche 4 octobre 2015

SUD PTT 35

Le jeudi 1er octobre 2015, plusieurs salariés de l’équipe de nuit ont été fortement touchés (pleurs, larmes aux yeux) au point que le médecin du travail (de La Poste) a été appelé sur place et a constaté que plusieurs d’entre eux étaient inaptes psychologiquement au travail.

La direction a l’obligation de « prendre les mesures nécessaires pour préserver la santé physique et mentale des salariés ». C’est la législation du travail (article 4121-1 du code du travail) Or le directeur de la DOTColis et le DRH font exactement l’inverse et ceci depuis plusieurs mois créant une situation ressemblant à celle connue à France Télécom en 2008.

Un climat social dégradé.

Depuis octobre 2013 et le conflit relatif au changement de régimes de travail, le climat social est exécrable. Il faut ainsi rappeler qu’alors que la grève des 16, 17 et 18 octobre était tout à fait licite, le directeur de la DOTC et le DRH ont mandaté des huissiers, porté plainte à la gendarmerie, convoqué trois responsables syndicaux en conseil de discipline pour les sanctionner de 15 jours de mise à pied. Le tribunal des prud’hommes a totalement donné tort au directeur de la DOTC et au DRH et a annulé les sanctions pour un responsable SUD, aucun acte fautif ayant été commis !

En septembre 2014, le CHS-CT faisait constater en séance que plusieurs collègues faisaient l’objet de pressions, d’intimidations, de vexations. Et malgré les recommandations de l’inspecteur de la CARSAT, aucune mesure n’a été prise…

Il y a près de 3 mois, le CHS-CT faisait une nouvelle fois une alerte en déclenchant une procédure de « danger grave et imminent », des ATM et des agents de secteur faisant l’objet de pressions et de menaces totalement inutiles de la part d’un chef d’équipe. Mais aucune suite n’a été donnée.

Les victimes…. « accusés »

Voilà qu’aujourd’hui, les victimes de ces pressions qui s’étaient manifestés auprès du CHS-CT se retrouvent les « accusés ». C’est ainsi que 3 collègues sont convoqués par le DRH de la DOTC pour les 5, 6 et 7 octobre 2015. Ils seraient dispensés de se rendre au travail à la PFC ces 3 jours ! Ce serait la procédure requise d’instruction pour des accusations de « harcèlement ».

Les syndicats SUD et CGT ainsi que les membres SUD et CGT du CHS-CT ont demandé à être reçus le soir du premier octobre pour avoir un minimum d’explications. Et là…surprise ! Le Directeur de la DOTC et le DRH n’ont même pas informé la direction et les cadres de la PFC (par intérim, le directeur en titre de la PFC étant en congé) de ces convocations ! Le CHS-CT et les organisations syndicales ont donc eu pour seule réponse : « on ne sait rien ». Les équipes de nuit travaillant le lendemain 2 octobre 2015 ont demandé en début de vacation des explications claires. Ils n’ont trouvé aucun interlocuteur.

En désespoir de cause et par signe de protestation, la moitié des agents de nuit sont partis en grève le vendredi soir 2 octobre 2015.

Pour le syndicat SUD, la ficelle est un peu grosse… Les « ciblés » ne le sont pas par hasard puisqu’ils sont les syndicalistes locaux qui peuvent avoir parfois des relations un peu tendues avec un supérieur hiérarchique.

Pour SUD, la sagesse et l’intelligence imposeraient de « calmer le jeu » et de rechercher des solutions d’apaisement et de dialogue au lieu de créer une situation délétère.

Rennes le 3 octobre 2015

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