Game Over !! On ne joue plus

dimanche 22 février 2009

Flicage et répression

À partir du 4 mars, les députés vont discuter de la mise en place de la loi « création et internet ». Cette loi comporte notamment un dispositif de riposte gradué qui va de l’avertissement jusqu’à la suspension de l’abonnement internet. Ce mécanisme répressif vise à condamner une pratique mettant à mal l’industrie culturelle. Jusqu’à présent, les grands groupes de télécommunications s’étaient tenus à l’écart de toute prise de position publique en faveur d’une réglementation stricte. Les opérateurs de réseaux se sont opposés à toute solution du type redevance dont ils estimaient qu’elle constituait un problème financier pour eux, en élevant la facture internet de leurs clients sans qu’ils en touchent eux-mêmes les bénéfices. Industrie du disque, du cinéma ou des télécoms, chacun semble s’être entendu pour brider les usages d’internet et toute utilisation non marchande de ceux-ci.

Bras armé

Les opérateurs téléphoniques vont devoir permettre la localisation de leurs clients. Si ceux-ci ne respectent pas la loi, ces mêmes opérateurs devront leur couper l’accès internet (en continuant de les facturer). Cette suspension de l’accès à internet pose la question de la relation entre le client et le fournisseur d’accès, car les opérateurs vont être perçus comme le bras armé de la justice. Est-ce là le rôle d’un opérateur télécom ?

Service universel

En 2009 le fait de disposer d’un accès de communication tel qu’internet ne relève-t-il pas d’un droit universel au même titre que de disposer de l’accès au téléphone ? Peut-on encore considérer internet comme un produit commercial de luxe ou bien s’agit-il d’un bien de première nécessité ? À SUDPTT nous pensons, aujourd’hui, que notre société doit répondre à toutes les attentes à la fois des artistes, éditeurs et des producteurs de contenus, et des consommateurs.

Caricature

Nous ne pensons pas que trancher le débat de cette manière, avec une loi répressive, puisse répondre au besoin essentiel qu’est l’accès à la culture pour tous. C’est d’autant plus vrai que les nouveaux modes de consommation via internet se sont largement étendus ces dernières années et que les pratiques des réseaux sociaux, d’échange de contenu sont des usages moteurs du développement d’internet. Statuer ainsi en faveur de multinationales culturelles au mépris des nouvelles technologies et des nouveaux usages tels que la consommation de produits culturels dématérialisés ou bien rejeter toute idée de partage sur les réseaux sociaux ne peuvent être que des visions à court terme. Ne prendre que l’aspect financier sur cette problématique démontre l’incapacité du gouvernement à comprendre et anticiper le désir de liberté des utilisateurs. Ce projet de loi semble être borné par des intérêts purement mercantiles. Dans le même temps, nous constatons que la fréquentation des salles de cinéma ou de concert augmente... Nous sommes loin de la caricature d’usagers bornés et purement consuméristes.

Colloque

Les évolutions du secteur des télécoms avec les récentes acquisitions et créations du groupe France Télécom que ce soit dans le domaine du service (jeux en lignes, publicité), culturel (production, cinéma, acquisitions droit ) ou contenu (chaîne de télévision) bouleversent l’ordre établi. La fédération SUD a décidé de favoriser les débats avec l’ensemble des acteurs sociaux et associatifs concernés par l’avenir des télécommunications et nous souhaitons organiser au plus tôt un colloque sur « l’informatique- télécommunication-culture au service du public ».

Communiqué de presse de la Fédération SUD PTT du jeudi 19 février 2009

http://www.sudptt.org/article.php3?...

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