On croirait un canular, et bien non, voici venir la dictature en "panoptique" de l’omniprésident Sarkozy. Cette fois, il s’agit de surveiller et punir les profs.
(Selon le fameux modèle en étoile "panoptique" des maisons carcérales : Chaque prisonnier isolé peut être vu en permanence par le surveillant dans son poste d’observation, sans pouvoir se dérober à ce regard inquisiteur, mais aucun prisonnier ne voit le surveillant ni les autres surveillés... C’est maintenant le sort de la société civile française, sondée discrètement et diagnostiquée chaque soir par des enquêtes et sondages "quali" et "quanti", pour nourrir la stratégie et la tactique gouvernentales, visant à neutraliser à la source toute opinion dérangeante, toute contestation émergeante, à diluer et manipuler toute opposition naissante, repérer tout de suite les dissidents efficaces parmi les opposants inoffensifs.).
Il s’agit cette fois de surveiller étroitement les états d’âme et les réseaux de solidarité ou de sociabilité d’une population "à risque" pour un gouvernement liberticide : les enseignants !
Coût de cet appel d’offre gouvernemental (Pour qui ? des équipes de sociologues policiers ? des conseillers marketing ? des experts en neuro-sciences ? des sociétés de gardiennage passés à la haute technologie cognitive ? des officines d’espionnage ?) : 220 000 euros par an, pris bien entendu sur le budget de l’Education nationale !
Il faut lire absolument le texte exact du cahier des charges de cet Appel d’offres (qui tend à remettre en cause, entre autres, les dispositions du programme du Conseil national de la Résistance, de mars 1944, sur l’inviolabilité du secret de la correspondance.)
Voir l’info parue sur le site de Rue 89 :
http://www.rue89.com/2008/11/09/edu...
Enquete
Surveiller et punir : l’Education nationale discipline ses rangs
Par Chloé Leprince | Rue89 | 09/11/2008 | 17H24
Le ministère veut renforcer la surveillance de ses fonctionnaires trop critiques. Témoignages de réfractaires à la base élèves.
Xavier Darcos, déjà très décrié pour ses saillies sur les couches à la maternelle et ses 11 900 suppressions de postes, ne pouvait pas mieux s’y prendre pour crisper davantage les enseignants : depuis quelques jours circule sur le Net un document officiel de huit pages intitulé "Cahier des clauses particulières
Objet : veille de l’opinion".
Ce document
http://www.fabula.org/actualites/do...
, qui relève d’un appel d’offre, émane du ministère de la Communication et date du 15 octobre, soit il y a trois semaines :
"Article 1 : Les présents marchés portent sur la veille de l’opinion dans les domaines de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche. (...)
Article 4 : Chaque marché est conclu du 1er janvier 2009 jusqu’au 31 décembre 2009."
C’est un peu plus loin que la volonté des ministères concernés apparait le plus explicitement ("description des prestations") :
Le dispositif de veille vise, en particulier sur Internet, à :
identifier les thèmes stratégiques (pérennes, prévisibles, émergents)
identifier et analyser les sources stratégiques ou structurant l’opinion
repérer les leaders d’opinion, les lanceurs d’alerte, et analyser leur
potentiel d’influence et leur capacité à se constituer en réseau
décrypter les sources des débats et leur mode de propagation
anticiper les risques de contagion et de crise.
Suit une liste des espaces à surveiller de plus près, blogs et sites participatifs notamment, auxquels s’ajoutent, selon les termes de l’appel d’offre, médias traditionnels, dépêches d’agences, baromètres et enquêtes annuelles.
Non, ce n’est pas un canular : sur le site du Journal officiel
Aussi spectaculaire soit-elle, cette volonté d’identifier les leaders de la contestation n’est pas nouvelle. C’est en tous cas ce dont témoignait samedi une vingtaine de directeurs d’école réfractaires, réunis à Paris pour une journée de travail sur le fichier base-élèves. (...)
/Voir la suite de l’article sur :
http://www.rue89.com/2008/11/09/edu...
Source/auteur : Lucky
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