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Dégradations lors de mouvements sociaux : l’insupportable « deux poids deux mesures » !

jeudi 18 février 2016

Une justice sommaire et expéditive a condamné la semaine dernière trois manifestants arrêtés lors de la manifestation organisée sous forme de carnaval le samedi 6 février dernier à Rennes contre le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes. Le réquisitoire du procureur a été clair tout manifestant qui ne se disperse pas suite aux injonctions de la police sera considéré comme casseur. Par ailleurs les policiers qui témoignaient lors du procès ont reconnu ne pas pouvoir affirmer avec certitude que ces trois personnes ont commis des actes illégaux.

En parallèle, les actions menées par la FNSEA (syndicat agricole productiviste) ont déjà coûté plus de 4 millions d’euros en dégradations fin janvier en Bretagne. Une somme à laquelle il faudra ajouter les frais de réparation des routes des manifestations ces derniers jours ; sans parler des coûts indirects pour les commerçants qui subissent une baisse importante de leur clientèle dans les zones impactées.

Pourtant, malgré une interpellation le 17 février, aucun manifestant n’est réellement menacé et encore moins de prison ferme contrairement aux opposants à l’aéroport de NDDL ou encore aux syndicalistes de Goodyear par exemple.

Le PG35 dénonce cette injustice, ce deux poids deux mesures et plus globalement la dérive autoritaire du Gouvernement qui ne cesse de criminaliser le mouvement social et progressiste, dans un contexte d’Etat d’urgence où il se croit tout permis. Assignations à résidence, perquisitions violentes de domiciles, incarcérations de militants ; le Gouvernement souhaite appliquer en force sa politique pourtant tant contestée.

Nous avons estimé dans un communiqué précédent que la casse de vitrines, lors du Karnaval, par quelques personnes isolées était totalement contre-productif et ne servait pas la cause de l’opposition à l’aéroport. Pour autant, la réponse apportée par Monsieur Hollande et largement disproportionnée ; c’est pourquoi nous nous impliquerons dans les initiatives de soutiens à ces militants.

Lise ENROYS et Félix BOULLANGER,

Co-secrétaires départementaux.

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