Bilan de l’action citoyenne anti-OGM au SRPV de Rennes (35)
Environnement vendredi 28 septembre 2007 par rennes info

Hier après-midi le jeudi 27 septembre, vingt-cinq militants ont assiégés le Service de la Protection des Végétaux de Rennes (35) pour dénoncer l’opacité et les dangers que constituent les 3 parcelles de maïs OGM en Bretagne.
Ils ont été reçus par Monsieur Michon, chef de service du SRPV. Déterminés, ils ont pu débattre avec lui pendant plus de 7 heures. Face aux réponses partielles et insatisfaisantes de celui-ci ils ont décidé de passer la nuit au SRPV, ce qui a entraîné leur expulsion manu militari et sans ménagement vers 22H30 par les CRS.
Parmi les éléments nouveaux, Monsieur Michon, reconnaît que le SRPV n’a eu qu’un rôle de boite aux lettres en transférant au ministère de l’agriculture les déclarations des 3 parcelles OGM faîtes par un même opérateur économique. Le SRPV n’a même pas vérifier sur le terrain la véracité de ces déclarations (surfaces, numéro de parcelles, nom de l’agriculteur responsable...). N’ayant donc jamais été sur ces parcelles, il n’a pas pu constaté si les distances de "sécurité" de 50 m étaient respectées et si il n’y avait effectivement aucun risques de contamination des parcelles ou des ruches voisines. Monsieur Michon a aussi expliqué que le nombre de parcelles en Bretagne étant très faible, un plan de surveillance n’était pas justifié !
L’Etat avait annoncé qu’un plan national de surveillance serait menés par les SRPV mais seulement deux (Aquitaine et Midi-Pyrénées) le font finalement. Ce plan de surveillance consiste à évaluer si les distances de 50 m sont suffisantes pour écarter tous risques de contamination. Pour la Bretagne aucun suivi n’a donc eu lieu, ce qui a offusqué les apiculteurs professionnels bretons présents qui dénonçaient entre autre ces distances ridicules. Pour Mr Michon le SRPV n’a pas à contrôler les "engagements" des agriculteurs sur ces distances et sur l’information de leurs voisins puisque ce n’est pas une "obligation". Selon lui en cas de contamination c’est la responsabilité civile de l’agriculteur qui s’appliquera, sauf qu’aucune assurance n’accepte aujourd’hui de couvrir ce risque !
De la récolte à la commercialisation, le suivi des contaminations ou mélanges avec les filières non-OGM n’est pas du ressort du SRPV. Mr Michon va interroger ses collègues pour savoir de quel service de l’Etat ceci relève.
Bien sûr la localisation parcellaire du maïs OGM n’a pas été divulguée, le SRPV appliquant les décrets ne permettant ni aux élus, ni aux citoyens d’avoir l’information plus précise que l’échelle cantonale.
A la fin de l’entrevue, il a été convenu avec Mr Michon qu’il demande
"l’autorisation" :
d’envoyer des techniciens vérifier sur le terrain les déclarations des
parcelles OGM bretonnes,
de prendre en charge les analyses d’échantillons de pollen ou maïs
susceptibles d’être contaminés et amenés par les citoyens,
de rendre public les protocoles mis en place pour les plans de
surveillance appliqués par ses collègues du sud-ouest et les études
ayant concluent que les distances de sécurité de 50 mètres étaient
suffisantes.
Une fois encore par leur action, les citoyens anti-OGM ont démontré l’irresponsabilité et l’hypocrisie de l’Etat contribuant à laisser s’imposer les OGM sur le territoire alors que la majorité des apiculteurs, agriculteurs et consommateurs les refusent.
Au nom du principe de précaution, la nécessité d’un moratoire immédiat et d’un gel des cultures OGM en plein champs, préalables à un débat serein et démocratique sur l’existence des OGM, a donc été revendiquée par les militants.
Les citoyens consommateurs anti-ogm.


