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Bernard COQUELLE, faucheur d’OGM, devant le tribunal de Quimper pour refus de prélèvement ADN. Mobilisation le 24 octobre 2006

lundi 23 octobre 2006, par rennes info

Face aux sanctions qui arrivent dans un contexte politique et institutionnel de renforcement du contrôle social, de débat sur le projet de loi sur la prévention de la délinquance, de mise en place de lois liberticides en réponse au malaise des quartiers populaires et des banlieues, au développement de la précarité et de l’exclusion sociale, mobilisons nous !

24 octobre 2006 à partir de 18h30 devant le tribunal de Quimper

En soutien à Bernard COQUELLE, faucheur d’OGM, qui sera jugé ce jour pour avoir refusé de se soumettre à un prélèvement d’ADN. Bernard COQUELLE a arraché des betteraves transgéniques à Avelin en 2001, a été jugé et condamné en septembre 2005, puis convoqué en juin 2006 pour un prélèvement ADN.

Prélèvements génétiques : désobéissons!

L’État et les firmes agrochimiques organisent la dissémination de plantes génétiquement modifiées (plantes OGM) dans nos champs au mépris de toute traçabilité. Ce même État, en cherchant à prélever l’ADN des militants associatifs et syndicaux, veut suivre à la trace des personnes qui se battent pour un monde plus humain. Ainsi, le fichier d’empreintes génétiques est étendu à toutes les personnes présentant un "danger" pour la société. En réalité, qui est le plus dangereux ? Est-ce un militant anti-OGM qui arrache des plantes nuisibles aux paysans, aux consommateurs, à la société et à la nature ou des firmes qui mentent, polluent et soudoient pour gagner toujours plus d’argent ?

On continue de pourchasser et d’intimider des personnes nonviolentes agissant en plein jour et respectueuses des autres et de la nature. Benjamin Deceuninck autre faucheur récalcitrant a été condamné le 29 septembre à 500 euro d’amende. Les faucheurs d’OGM ne sont pas les seules victimes de cette dérive sécuritaire et le projet de loi sur la prévention de la délinquance va beaucoup plus loin.

Déjà, en avril 2004, le leader des comités de chômeurs CGT de Marseille, Charles Hoareau, était ainsi confronté au fameux « prélèvement biologique ». Le prétexte ? Cinq mois de prison avec sursis requis à son encontre, quatre ans plus tôt, pour une bousculade avec des CRS !
Et le texte législatif à l’étude prévoit aussi la possibilité de ficher les enfants dès 3 ans ! Peut-on admettre le discours « tu es né délinquant, tu resteras délinquant » ?
Enfin, les 68 assistantes sociales du Conseil Général du Puy de Dôme sous le coup de procédures disciplinaires pour avoir refusé de faire remonter des informations sur les familles suivies ne seront-elles pas elles aussi soumises à des prélèvements d’ADN demain ?

Dans le cadre de ce projet de loi, ceux qui ne respectent pas la propriété privée sont poursuivis. A l’inverse, les auteurs de délits financiers tels que les détournements d’argent public ne seront pas soumis au fichage de leur empreinte génétique !

Alors qu’on constate déjà des dérives de cet arsenal sécuritaire comme en Angleterre où 3 millions de personnes sont ainsi fichées génétiquement, ensemble, désobéissons pour que les lois Perben soient abrogées !

Confédération Paysanne

1 Message

  • La Commission européenne a décidé lundi d’imposer des contrôles anti-OGM sur toutes les importations de riz américain pour vérifier qu’elles sont bien dépourvues de toute trace d’organismes génétiquement modifiés interdits dans l’Union européenne.

    Ces contrôles, qui entreront en vigueur dans les prochains jours, font suite à l’échec des pourparlers entre les Etats-Unis et l’Union européenne.

    Après 15 jours de discussions, Européens et Américains n’avaient pas réussi à se mettre d’accord sur des mesures de vérification anti-OGM sur les importations de riz en provenance des Etats-Unis avec « un haut niveau de régularité et de précision », a expliqué la Commission européenne.

    En conséquence, des échantillons seront prélevés sur tous les lots de riz expédiés des Etats-Unis vers l’Europe, puis testés à leur entrée dans les ports de l’Union européenne, formalité désormais indispensable pour pouvoir être distribués et commercialisés sur le continent, a précisé l’exécutif européen.

    Ces contrôles imposés unilatéralement par l’UE seront obligatoires, systématiques et pris en charge financièrement par les exportateurs américains.

    Cette mesure fait suite à l’importation accidentelle de riz transgénique américain de type « Liberty Link Rice 601 » et aux craintes de sa possible commercialisation ou transformation dans la chaîne alimentaire européenne. Ce riz transgénique LL Rice 601 est arrivé dans des ports néerlandais, belges et italiens et pourrait également avoir été expédié vers la Grande-Bretagne.

    Outre le LL Rice 601, les contrôles européens devront détecter l’éventuelle présence d’un autre type de riz génétiquement modifié interdit en Europe, le LL Rice 62, qui a également été retrouvé récemment dans des importations françaises de riz américain. AP

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