Face aux sanctions qui arrivent dans un contexte politique et institutionnel de renforcement du contrôle social, de débat sur le projet de loi sur la prévention de la délinquance, de mise en place de lois liberticides en réponse au malaise des quartiers populaires et des banlieues, au développement de la précarité et de l’exclusion sociale, mobilisons nous !
24 octobre 2006 à partir de 18h30 devant le tribunal de Quimper
En soutien à Bernard COQUELLE, faucheur d’OGM, qui sera jugé ce jour pour avoir refusé de se soumettre à un prélèvement d’ADN. Bernard COQUELLE a arraché des betteraves transgéniques à Avelin en 2001, a été jugé et condamné en septembre 2005, puis convoqué en juin 2006 pour un prélèvement ADN.
Prélèvements génétiques : désobéissons!
L’État et les firmes agrochimiques organisent la dissémination de plantes génétiquement modifiées (plantes OGM) dans nos champs au mépris de toute traçabilité. Ce même État, en cherchant à prélever l’ADN des militants associatifs et syndicaux, veut suivre à la trace des personnes qui se battent pour un monde plus humain. Ainsi, le fichier d’empreintes génétiques est étendu à toutes les personnes présentant un "danger" pour la société. En réalité, qui est le plus dangereux ? Est-ce un militant anti-OGM qui arrache des plantes nuisibles aux paysans, aux consommateurs, à la société et à la nature ou des firmes qui mentent, polluent et soudoient pour gagner toujours plus d’argent ?
On continue de pourchasser et d’intimider des personnes nonviolentes agissant en plein jour et respectueuses des autres et de la nature. Benjamin Deceuninck autre faucheur récalcitrant a été condamné le 29 septembre à 500 euro d’amende. Les faucheurs d’OGM ne sont pas les seules victimes de cette dérive sécuritaire et le projet de loi sur la prévention de la délinquance va beaucoup plus loin.
Déjà, en avril 2004, le leader des
comités de chômeurs CGT de Marseille, Charles Hoareau, était ainsi confronté au fameux « prélèvement
biologique ». Le prétexte ? Cinq mois de prison avec sursis requis à son encontre, quatre ans plus
tôt, pour une bousculade avec des CRS !
Et le texte législatif à l’étude prévoit aussi la possibilité de ficher les enfants dès 3 ans !
Peut-on admettre le discours « tu es né délinquant, tu resteras délinquant » ?
Enfin, les 68 assistantes sociales du Conseil Général du Puy de Dôme sous le coup de procédures
disciplinaires pour avoir refusé de faire remonter des informations sur les familles suivies ne
seront-elles pas elles aussi soumises à des prélèvements d’ADN demain ?
Dans le cadre de ce projet de loi, ceux qui ne respectent pas la propriété privée sont poursuivis. A l’inverse, les auteurs de délits financiers tels que les détournements d’argent public ne seront pas soumis au fichage de leur empreinte génétique !
Alors qu’on constate déjà des dérives de cet arsenal sécuritaire comme en Angleterre où 3 millions de personnes sont ainsi fichées génétiquement, ensemble, désobéissons pour que les lois Perben soient abrogées !
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