RDV mercredi 22 octobre 2008
à 14h00, devant la Banque de France, rue de la Visitation à Rennes
nous diffuserons cet appel à la population
dans un deuxième temps, nous vous expliquerons la genèse de celui-ci, ainsi que nos objectifs au café la Cour des miracles rue de Penhoet, à côté de la Place Sainte Anne
Ces derniers mois, nous avons pétitionné et participé à une succession de journées d’action avec débrayages ou grèves et à des manifestations de rue...
pour nos salaires, nos retraites, le maintien des 35 h, la défense de la recherche, de la télé publique, duCode du travailet du statut de fonctionnaires et pour le maintien des Hôpitaux publics...
contre les franchises médicales, les suppressions des postes à France Télécom, à Thomson, PSA, La Barre Thomas ... et dans tous les services public(s) et la Fonction Publique, à commencer par l’Education nationale.
etc...
Pourtant ni le gouvernement ni le Medef n’ont bougé.
Et nous syndicalistes avec les salariés, nous en avons assez d’être baladés de journées d’action en journées d’action éclatées et sans continuité ... Faute d’une riposte généralisée, le gouvernement fera passer toutes ses contre-réformes... Et ça, nous ne l’acceptons pas !
Aussi nous appelons l’ensemble des directions syndicales et les salariés qu’ils soient du public ou du privé, à tout mettre en œuvre pour faire converger les mécontentements et fédérer les revendications ; Pour faire front tous et toutes ensemble et en même temps en cette rentrée.
Les thèmes des revendications communes ne manquent pas : salaires, pouvoir d’achat, emplois, protection sociale et retraite, garanties collectives, défense des services publics et de la fonction publique, libertés démocratiques et citoyennes...
L’essentiel est d’agir ensemble, en même temps et sur les mêmes revendications qu’on soit du privé, des services publics ou de la fonction publique, actifs, en CDI ou précaires, privés d’emploi ou retraités.
Quelque soient les formes de cette mobilisation : une grande manifestation unitaire, nationale ou dans chaque ville, en organisant des blocages de la vie économique, ou en reconduisant les grèves dans les entreprises...
Premiers signataires : Laurent Cairon, Annick Desnos, Martine Daniélo, Christine Gaigeot, Charles Grignon, Catherine Guérin, Patrick Guedeu, Ludovic Guillon, Christophe Hochet, Yves Juin, Chantal Parage, Philippe Le Scouarnec, Edmond Eudes, Jean-Pierre Morin, Pascal Ragil, Claude Liger, Nicolas Guerin (CGT Ville de Rennes et Rennes Métropole) ; Pascal Franchet, Christian Delarue ( SNADGI CGT) ; Patrick le Tiec (CGT La Poste) ; Jean-Luc Goyer, Denis Robin(CGT animation) ; Irvin Masson (Cfdt banque) ; Isabelle Guilhem (INPH) ; Gérard Hanselman, Dominique Blivet (Sud éducation 35) ; Jean-Pierre Martzolf( Sud Anpe) ; Evelyne Lemaître, Annita Menant, Alain Lucas, Michelle Cheyre, Hélène Raoul, Molly Le Guenec, Maryvonne Guérinel, Annie Wihlm, Breuzin Isabelle ; Daniel Christine, Marie-Odile Guilleme, Nicole Pelleter, François Germain, Monique Le Hegarat, Dominique Leseigneur (Sud telecom 35) ; Bruno Leveder, Christine Nourry-Perrone, Valérie Faucheux (SnasuFsu) ; Jean-yves Bécherie (FSU) ;Pierre Chapa (SNIPP ) Patrick Pierre (SNES), Gwenole Ermel (SNESUP) Christian Taillandier, Jean-Claude Gautier, Sylvie Guillon, Jean-Michel Rigollé, Françoise Potin, Bernard Bouvier, Philippe Béranger (Sygma FSU) ; Gildas Viaouet, Pierrick Viaouet (UNEF) ; Jean-Baptiste Boissy ; Erwan Bergeault (Sud Etudiant) ; Didier Aubry ; Michel Fourmont, Charles Lecoq, Catherine Dufeux, Goulven Boulliou, Florence Le Néen, Anne Réminiac (Sud Santé sociaux 35), Dominique Fouillé, Eric Morry , Richard Vienneaux , Gilles Morin (SUD énergie 35) ;Gérard Weisse (Sud Rural) ; Bernard-Marie Chambon, Lydie Poree, Henri Donnart, Angèle Lamora, Cyril Monnier, Monique Plaine Patrick Jeusset, Nathalise Hervé Moussa Ammi, Jean-Michel Eleouet (SUD Collectivités Territoriales 35), Jean-François Vial (Sud industrie 35) ; Patrick Gestin (Sud Recherche) ; Jean Lefeuvre (SDAS FO), Pierrick Pougin ( FO Gefco)
Un appel unitaire pourquoi ?
Il est né du constat, largement partagé, des difficultés pour construire des perspectives de mobilisation afin de résister aux attaques tous azimuts que nous subissons. Que nous soyons salarié(e)s, employé(e)s ou privés d’emploi, du secteur public ou du privé, ou étudiants.
Au delà des nécessaires journées d’action, des débrayages et des grèves de 24 heures, il faut créer les conditions du tous ensemble, de la convergence et donc de l’unité pour défendre nos revendications. et obtenir satisfaction.
Tous les salariés, tous les syndicalistes, les équipes militantes, les directions des organisations syndicales à tous les niveaux. Tout le monde est concerné.
Cet appel a pour ambition
d’exprimer l’exaspération devant l’incapacité d’opposer une riposte à la hauteur, face aux mauvais coup du gouvernement et du MEDEF.
de contribuer à créer des cadres de discussion nécessaires pour que la question des perspectives d’un mouvement d’ensemble soit débattue le plus largement possible .
d’aider à ce que ce débat soit porté dans le maximum de secteurs, par le maximum de salariés, de militants, d’équipes et d’instances syndicales
que tous ensemble nous décidions de la meilleure perspective possible et que nous nous donnions les moyens d’y parvenir.
Cet appel de syndicalistes d’Ille-et-Vilaine a donc pour vocation d’être signé par toutes celles et ceux qui partagent tout ou partie de ces préoccupations. Il peut aussi être pris en charge par les structures syndicales qui le souhaitent pour s’en saisir comme outil de réflexion. Il peut aider à définir des perspectives .permettant de répondre au défi que doit relever le monde du travail avec ses organisations syndicales ;
Il veut dépasser le simple aspect pétitionnaire, insuffisant face aux défis lancés l. pour susciter à tous les niveaux, dans tous les secteurs du salariat, des cadres d’échanges permanents.
La crise financière nous renforce dans notre conviction, nous syndicalistes signataires de l’appel d’Ille et Vilaine, qu’il est urgent de nous rassembler pour les luttes populaires nécessaires. Les discours sur l’unité nationale, voire l’union sacrée face à la crise émanant du gouvernement, du patronat et même de l’intérieur du camp syndical nous alertent.
La hausse brutale du chômage, le blocage des salaires et des pensions, la hausse incontrôlée des prix sont les premières conséquences prévisibles de la banqueroute financière.Le monde du travail va être appelé à payer l’addition pour les assureurs, les banquiers, les boursicoteurs. Les possédants et leurs fondés de pouvoir vont exercer un chantage à la modération des revendications, la répression anti-syndicale va encore se durcir.
Notre campagne pour l’unité dans les luttes s’en trouve renforcée dans sa légitimité. L’heure n’est surtout pas à la résignation, au chacun pour soi, l’heure n’est pas au consensus avec le Medef et Sarkozy sur une « bonne » gestion de la crise et de la récession. Cette crise est celle du capitalisme néo-libéral, les salarié(e)s, les chômeurs, les retraité(e)s n’en sont en aucune façon responsables.
La convergence dans les luttes que nous voulons contribuer à construire est aujourd’hui plus que jamais attendue.
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