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A la Poste, SUD accuse...

mercredi 3 juin 2015

SUD PTT 35

SUD accuse le directeur des services courrier colis (DSCC : direction qui coiffe les 3500 postiers des départements des côtes d’Armor et d’Ille et Vilaine) de porter atteinte à la santé du secrétaire du CHS-CT de Janzé. En effet, suite à une multitude de pressions depuis plusieurs mois, notre collègue, Yves-Henri, facteur à Argentré du Plessis a été victime d’un infarctus l’obligeant à un long arrêt de travail..

Ses ennuis ont commencé lorsque le directeur de la DSCC a voulu imposer une réorganisation des établissements de Vitré et d’Argentré du Plessis qui avait pour objectif de supprimer 7 des 14 tournées de facteurs à Argentré, de transférer une partie de la distribution à Vitré et de modifier considérablement les régimes de travail des facteurs d’Argentré du Plessis et de Vitré.

Le 4 septembre 2014, le CHS-CT qui coiffe les établissements de Vitré, Argentré, la Guerche de Bretagne, Janzé (soit près de 200 facteurs) votait une expertise pour connaître les impacts sur la santé et les conditions de travail de ces facteurs. Le cabinet DEGEST, agréé par le ministère du travail, a mené cette expertise et a conclu que cette réorganisation était très néfaste pour la santé des facteurs.

Le directeur de la DSCC n’a pas supporté que le secrétaire du CHS-CT diligente cette expertise qui a eu pour effet de retarder la mise en œuvre de cette réorganisation. Il a multiplié alors les mesures de rétorsion à l’encontre de Yves-Henri pendant plusieurs mois :
- réunions de CHS-CT extrêmement tendues au point que l’inspection du travail a du intervenir à plusieurs reprises pour rappeler le directeur à ses obligations.
- Refus que le cabinet d’experts fasse une restitution préalable de ces travaux devant le CHS-CT
- Assignation de Yves-Henri, secrétaire du CHS-CT, au tribunal de grande instance de Rennes le 11 janvier 2015 pour contester l’ordre du jour contenant la restitution de cette expertise.
- Multiplication des sollicitations du secrétaire du CHS-CT par la direction pendant ses heures de tournées de facteurs et à tout moment de la journée.
- Dans l’exercice de son métier de facteur, intensification de sa charge de travail occasionnant des dépassements d’horaires fréquents.

Au bout de 8 mois de ce régime de harcèlement, notre collège a donc été victime d’un infarctus.

Pour couronner le tout, le syndicat SUD a été obligé d’intervenir sèchement pour que le directeur de la DSCC arrête de faire téléphoner son adjoint plusieurs fois par semaine à Yves–Henri pendant son arrêt de maladie, soi-disant pour prendre des nouvelles de sa santé !!

SUD dit que cela suffit.

D’autant, que ce même directeur qui était en poste lors du suicide d’un cadre supérieur le 29 février 2012 qui s’était défenestré dans les locaux de la direction, rue de Pré Botté à Rennes. Ces faits ne sont pas isolés puisqu’un autre CHS-CT (celui du centre financier de Rennes) a porté plainte fin mai 2015 par l’intermédiaire de son avocat auprès du procureur de la République pour entraves répétées au fonctionnement du CHS-CT de la part de la direction depuis plusieurs mois.

Le syndicat SUD n’a pas l’intention de compter ses martyrs et ses malades.
Si les dirigeants placent le dialogue social à ce niveau, le climat social va s’envenimer sérieusement.

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