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A l’appel de RESF et du RUSF, des rassemblements se tiendront le 22 novembre 2006 devant toutes les préfectures de France

mercredi 22 novembre 2006, par rennes info

A RENNES 18h00. Place de la mairie

Le RESF35 et le RUSF35 organise une manifestation mercredi 22 novembre qui partira de la place de la mairie à 18h et qui se terminera à la gare .
Nous aurons à parler de différents cas dramatiques : celui de Monsieur Bitshila, qui se cache malgré le désir de soutenir et de vivre avec sa famille dont les enfants (qu’il veut adopter) sont à l’école champion de cicé et celui de Monsieur Mouslim Mounaev 25 ans qui est maintenu en rétention dans les locaux de la PAF de Rennes depuis le 15 novembre 06 et qui risque d’être expulsé. Sa mère (malade) a obtenu une autorisation provisoire de séjour et l’autorisation de déposer une demande d’asile à l’OFPRA. Mouslim est soutien de famille. Ses deux frères ont respectivement 15 ans et 3 ans.
Nous aurons à hurler contre l’injustice qui est commise à des hommes, des femmes , des enfants... contre les centres de rétention intolérable, contre les expulsions inhumaines, pour la régularisation de tous les sans-papiers

RESEAU EDUCATION SANS FRONTIERES PARIS (RESF)
RÉSEAU UNIVERSITÉS SANS FRONTIÈRES PARIS (RUSF)

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
20 novembre 2006

A l’APPEL de RESF et du RUSF, des rassemblements se tiendront le 22 novembre 2006 devant toutes les préfectures de France - à PARIS : place Saint-Michel 15h .

6924 personnes régularisées du fait de la circulaire du 13 juin. On s’en réjouit pour elles ! Mais aussi 26 614 déboutées !

Ce sont des dizaines de milliers de parents d’enfants scolarisés que les préfectures, respectueuses des quotas dictés par le ministre de l’Intérieur condamnent à vivre dans le désespoir et dans la terreur permanente de l’arrestation, papa maman menottés, enfants et jeunes scolarisé aussi.

Des milliers de jeunes majeurs scolarisés déboutés du regroupement familial qui risquent l’expulsion à tout moment. Des milliers d’étudiants privés de titre de séjour, interdits d’études et réduits à la clandestinité. Le risque pour un jeune d’être éloigné de force du territoire français ne s’arrête pas aux portes des établissements scolaires.

Dans l’enseignement supérieur, la situation des étudiants étrangers se dégrade depuis plusieurs années : conditions d’accueil déplorables, difficultés sociales et précarité administrative. L’étudiant étranger est sans cesse menacé par l’intrusion des préfectures dans son cursus universitaire et dans sa vie privée. De nombreuses préfectures refusent ainsi de renouveler les titres de séjour des étudiants en situation régulière prétextant l’insuffisance de ressources, ou au nom des considérations pédagogiques arbitraires. On assiste de ce fait à une multiplication des cas d’étudiants sans-papiers condamnés à vivre dans l’isolement et la précarité. C’est ensuite presque une mission impossible pour ceux qui souhaiteraient changer de statut à l’issue de leurs etudes.

Depuis des mois maintenant, des enseignants, des parents d’élèves, des élèves eux mêmes, des étudiants par dizaines de milliers manifestent, signent des pétitions, se rendent devant les préfectures pour dire leur colère contre une politique qui brise leurs vies, la vie de leurs élèves, de leurs copains, des copains de leurs enfants. Un récent sondage (RMC/20 Minutes 6 et 7 octobre 2006) montre que 73% de la population est favorable à la régularisation des sans papiers dès lors qu’ils ont des enfants scolarisés et/ou un contrat de travail.

Le Ministre de l’Intérieur et tous ceux qui font de la démagogie sur le dos des migrants sont en décalage avec l’opinion publique. Pour les citoyens, le « clandestin », le « sans papiers » avec lequel on tente de l’effrayer pour avoir des voix, c’est avant tout l’élève qu’on a en classe, c’est le copain de ses enfants, c’est l’étudiant de la table voisine, c’est le parent qui vient chercher ses enfants à l’école.

Ces enfants, ces parents, ces étudiants ont droit à une vie normale et à l’éducation. Ils doivent être régularisés. NON A LA CHASSE A L’ENFANT ! A LA CHASSE AUX PARENTS ! A LA CHASSE A L’ETUDIANT !

- Régularisation des élèves sans papiers, de leur famille, et des étudiants sans papiers.
- Amélioration des conditions d’accueil dans les services des préfectures.
- Ouverture à tous du droit à l’éducation : il faut mettre fin au contrôle du parcours pédagogique des élèves et étudiants par les préfectures.

A PARIS - seule ville de France où les rassemblements sont interdiits devant la préfecture - RASSEMBLEMENT PLACE SAINT-MICHEL à 15 heures

contacts : RUSF : Kamel Aoudjehane 06 85 14 04 35 RESF : Pierre Cordelier 06 81 76 39 51 - Brigitte Wieser 06 88 89 09 29

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